Wilkinson indispensable

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Avec ou sans Wilkinson, la donne n’est pas la même pour Toulon. Le club varois semble encore souffrir d’une Wilko-dépendance.Wilkinson indispensable

A Toulon, les saisons se suivent et se ressemblent. Les joueurs de la Rade ont toujours du mal à s’imposer sans Wilkinson. Un constat inquiétant car l’ouvreur doit aussi être ménagé.

Le RCT serait-il victime d’une Wilko-dépendance ? C’est ce que laissent entrevoir les statistiques du club varois après 12 journées de Top 14. Le bilan est clair : près de 70% de victoires avec le demi d’ouverture anglais sur la pelouse. Sans lui, les Rouge et Noir n’ont pu ramener qu’une victoire en trois matchs. Le constat est sans appel. Le style de jeu de Wilkinson y est pour beaucoup. Son jeu au pied millimétré, sa manière de mener les attaques de ligne font que ses coéquipiers perdent une part de leurs repères quand ce chef d’orchestre reste sur le banc. L’Angleterre a connu (et connait encore) le même problème.

150 points marqués

Cette « gueule d’ange » sait si bien faire jouer ses partenaires et convertir en point chaque temps fort, que son absence perturbe l’équipe. Sans oublier sa patte gauche d’exception. Wilkinson a inscrit en neuf matchs quasiment 60% des 256 points marqués par Toulon cette saison, soit 150 à lui seul. Le meilleur marqueur du championnat sait se rendre indispensable et ce malgré la présence de Felipe Contepomi comme suppléant . Car même avec l’international argentin à l’ouverture, qui a mené pendant six années le jeu du Leinster, le RCT peine à évoluer sans son 10 champion du monde.

A Philippe Saint-André de trouver la clé pour préserver son maître à jouer pour la fin de saison sans prendre le risque de perdre des points. Une problématique qui traîne depuis plus d’un an. Mais qui semble avoir trouvé un semblant d’issue lors de la victoire à Perpignan. Toulon pourrait donc faire mieux que l’Angleterre qui n’a toujours pas trouvé la solution…

Jean-Baptiste ESCULIE