Voile (Solitiaire du Figaro) – Jean-Pierre Nicol : « Une belle 3e place »

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La première étape de la Solitaire du Figaro entre Bordeaux et Porto a donné son verdict mercredi. Si Yann Eliès finit en tête, le Breton Jean-Pierre Nicol prend une belle 3e place. Un podium prometteur pour le Rennais en vue de la deuxième étape entre Porto et Gijón à partir du 8 juin. 

Podium : Fred Duthil, Yann Eliès et Jean-Pierre Nicol (de gauche à droite) (www.courseaularge.com)

Alors que l’on attendait les favoris sur la ligne d’arrivée à Porto, ce sont bien les outsiders de la course qui ont pris les devants : « Je voyais bien Armel Le Cléac’h ou Michel Desjoyeaux vite prendre la tête de la course, mais ils ont été surpris par les vents faibles de la Côte Atlantique » rappelle Jean-Pierre Nicol. Le Breton avait décidé de prendre une route plus à l’Ouest. Il l’a déviée à cause de la casse de sa grand-voile dès la sortie de l’estuaire de la Gironde. Sa tactique s’est avérée payante dès mardi : « Mon coup de poker a marché. J’ai vite compris que rester dans le trafic était une erreur ».

35e au pointage de lundi à 15h, il a réussi à grappiller place par place pour se retrouver en tête mardi soir : « C’est dommage de ne pas avoir conservé la tête jusqu’à Porto. Mais c’est une belle 3e place. Je ne m’attendais pas à finir sur le podium ». Un podium prometteur même si la course est encore longue jusqu’à la quatrième et dernière étape : « Je ne vais pas spéculer sur un podium final, c’est trop tôt. Il faut être patient et sur de ses choix. C’est un échiquier à grandeur nature ». Surtout que la deuxième étape pourrait changer un peu la donne.

Une deuxième étape piégeuse

Avant de penser à remettre les voiles, il est temps de reprendre quelques forces : « Je suis vanné. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis deux jours ». Une bonne récupération avant la deuxième étape qui partira dès samedi 8 juin pour rallier Gijón en Espagne. Les 41 skippers de la Solitaire auront encore fort à faire sur le Golfe de Gascogne avec des vents et courants changeants : « Je sais que cela va être difficile. Nous allons longer les côtes portugaises et espagnoles assez élevées et très escarpées. On part limite dans l’inconnu ».

Jean-Pierre Nicol devra encore une fois se mesurer à quelques grands noms de la voile dont Michel Desjoyeaux ou Yann Eliès, en tête : « Tout le monde augmentera son niveau. Il faudra se méfier des meilleurs. Yann connaît bien ce genre de course, c’est un exemple pour moi. Mais je me suis préparé. Mon carnet de route est déjà prêt ». En espérant que cette route le mène à bon port.