Vers une foire d’art contemporain au MIN

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Nice deviendra peut être l’une des trois villes accueillant l’exposition internationale Art Basel, avec Bâle et Miami. Le site du M.I.N est privilégié par Christian Estrosi. Le maire de Nice est actuellement à Miami et doit rencontrer les différents organisateurs de la manifestation. « Nice peut, et doit devenir une capitale d’Art contemporain. » Telle est l’ambition de Gérard Baudoux, conseiller municipal délégué à l’art moderne et à l’art contemporain. La mairie projette de faire de Nice le troisième hôte de la prestigieuse exposition internationale Art Basel, après Bâle et Miami. Selon l’élu, le site privilégié par Christian Estrosi est celui du Marché d’Intérêt National (MIN). Le maire est en ce moment à Miami, qui accueille l’exposition, ou il rencontre différents organisateurs, en vue de faire progresser le projet. Un calendrier de mise en place sera établi à son retour.

« Nous ne voulons pas partir de zéro. Et Art Basel possède déjà une immense notoriété et une infrastructure efficace », explique Gérard Baudoux. La manifestation rassemble à chaque édition pas moins de 300 galeristes triés sur le volet, 2500 artistes, et attire des dizaines de milliers de visiteurs.

Après les fleurs et les légumes, l’emplacement du MIN pourrait donc accueillir toiles et sculptures du monde entier. Selon Gérard Baudoux, le site dispose de la surface et la facilité d’accès nécessaires, et figure parmi le projet de réhabilitation de la plaine du Var. « Art Basel offrirait une vitrine idéale à la zone et à la ville .»

Un projet « utopique »

« Il n’y a pas de place pour un tel événement dans une petite ville de province », critique Guillaume Aral, directeur de la galerie Ferrerro à Nice. Son établissement est principalement ouvert aux artistes azuréens, mais n’en reste pas moins l’un des plus réputés de la Ville. Et selon lui, il y a déjà assez de foires : FIAC, Miami, Londres. « Celle de Monaco par exemple, peine à attirer exposants et clients. Art Brasel à Nice, c’est utopique. »

Gaétan Supertino et Grégory Parigi

Crédit photo Franck Fernandes

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