Une victoire qui fait du bien…

0
190

L’équipe de France a bien entamé son Tournoi des six nations en arrivant à bout de l’Ecosse, samedi (34-21). Une rencontre difficile à négocier sous la pression.

Après deux mois compliqués et difficiles à vivre, les Français ont enfin su relever la tête après la débâcle du mois de novembre face à l’Australie. Si la rencontre aurait pu être plus facile, on pouvait lire après la victoire sur les visages français une certaine satisfaction et surtout un grand soulagement.

Face à une équipe d’Ecosse joueuse, les Bleus ont imposé la puissance de leur pack et se sont trouvé une ligne de 3/4 percutante. A commencer par Médard, qui ouvrait le score dès la 3e minute suite à une passe au pied de Rougerie. Le Toulousain est également à l’origine du 4e essai français : une belle percée dans la défense écossaise avant de servir Poitrenaud. Le ballon passait par Yachvili avant d’arriver dans les mains de Traille qui franchissait la ligne d’en-but à la 68e minute.

Un pack retrouvé

Entre temps, le pack français a su faire parler sa puissance : après plusieurs mêlées consécutives, l’arbitre donnait essai de pénalité, transformé par le Clermontois Morgan Parra à la 30e minute (17-7). Le véritable tournant du match a eu lieu à la 55e minute : à la suite d’un ballon cafouillé, François Trinh-Duc passait entre les jambes pour Imanol Harinordoquy, qui piquait à l’intérieur après une belle feinte. Le troisième-ligne du BO n’avait plus qu’à sprinter pour inscrire l’essai du break (24-7).

Du jeu, enfin…

Le XV de France a donc su produire du jeu, mais tout ne fut pas parfait, loin de là. Les hommes de Lièvremont se sont quelquefois oubliés en défense, laissant ainsi les Ecossais inscrire trois essais plus qu’évitables avec un peu plus de rigueur. Mais le principal est là, et la victoire demande maintenant confirmation en Irlande. Tous les écarts entrevus samedis ne pardonneront pas dimanche. Mais, en attendant de se rendre à Twickenham, le 26 février, pour ce qui sera sans doute la finale du Tournoi, les Bleus vont, enfin, pouvoir disputer une rencontre avec une sérénité (en partie) retrouvée.

Baptiste Quenaudon