Une page se tourne

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La nouvelle liseuse Fnacbook a été commercialisée sur le site internet de la FNAC. Révolutionnaire, controversée, la technologie Fnacbook ne fait pas l’unanimité.« Fnacbook, la nouvelle façon de lire ». L’entrée en matière est directe. La dernière liseuse, exclusivité de la FNAC, est unique. Commercialisée jeudi, la tablette numérique, créée par Sagem, est différente des autres liseuses. « Il est le seul à être relié à internet par la 3G ou le Wifi », s’empresse Alexandre, vendeur à la FNAC. Pourquoi pas, mais des tablettes numériques, on en croise déjà depuis un moment, alors le lien est vite fait entre le Kindle d’Amazon ou l’iPad d’Apple. Mais, pas le temps de faire de comparaison aux autres produits, Alexandre contrecarre : « l’iPad n’a rien à voir, c’est autre chose, il est plus lourd, plus gros et plus cher ». En effet, le Fnacbook, vendu à 199 euros contre 499 pour l’iPad, n’est destiné qu’à la lecture et à l’écoute de fichiers MP3. Pas plus grand qu’un livre de poche et aussi lourd qu’un portefeuille, la liseuse permet de transporter environ l’équivalent de 2 000 titres.

La technologie au service du livre

Les livres numériques et audios sont téléchargeables depuis toutes les plateformes, via le câble relié à l’ordinateur ou la technologie 3G. Aujourd’hui, plus de 80 000 titres et près de 750 bandes dessinées sont disponibles. A savoir qu’il faut ajouter le prix des livres : entre 4 et 17 euros pour un livre numérique, soit un coût inférieur de 15 à 30% à la version papier. Il suffit de naviguer sur une librairie en ligne, de choisir et d’acheter par carte bleue. L’ouvrage est alors transféré sur le Fnacbook et disponible à l’utilisateur. C’est une façon plus pratique de se procurer des œuvres littéraires : adieu les problèmes de transport ou de stock. « Il faut avouer que nous n’avons pas toujours les bouquins que demandent les clients », déclare Daniel Schwall, responsable de la librairie Quartier Latin, à Nice. Selon lui, «la majorité d’entre nous passe énormément de temps devant un écran. En leur proposant des œuvres numérisées, ils consomment du livre alors qu’avant, ils ne lisaient jamais ! »

Quelques bémols

Mais le Fnacbook n’est pas parfait, son autonomie. En effet, la batterie de la nouvelle liseuse ne tient, en mode lecture, qu’entre 4 et 7 heures. Autant dire qu’il est préférable de prévoir un bouquin de secours si vous prévoyez d’effectuer un long trajet. De plus, la technologie de l’encre électronique, en noir et blanc, est, sans objection, très confortable pour les yeux, mais ne permet pas de lire dans l’obscurité. Il faut donc acheter 24,99 euros, une lampe adaptable au Fnacbook. Peut-être est-ce une stratégie pour vendre des accessoires supplémentaires ou simplement un système qui n’est pas encore abouti, mais Daniel Schwall en a la certitude : « d’autres produits plus performants, qui s’adapteront facilement à la luminosité, et d’un format entre l’iPad et le téléphone mobile, sortiront prochainement. »

Allison FOURRIER