Une fin de vie programmée pour vos appareils ?

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Selon une affirmation sur le site d’Apple, la marque à la pomme estime que ses produits dureraient trois ans. Elle admet que ses Mac et son Apple TV peuvent durer jusqu’à quatre ans. Le débat sur l’obsolescence programmée est relancé. Est-ce que cette stratégie existe réellement ?

 

« Des produits kleenex… jetables. Tout cela n’est que de la consommation. » Steven Doyon, patron du magasin « master informatique » ne mâche pas ses mots. Pour lui, l’obsolescence programmée existe et concerne tous les domaines.

Mais au fait, qu’est ce que cela signifie ? Cela serait une stratégie utilisée par les constructeurs afin de limiter la durée de vie d’un produit.

D’après Steven Doyon, réparateur d’ordinateurs, ce phénomène est de plus en plus récurrent. Il détaille « les prix sont de plus en plus bas et la qualité baisse aussi. Les pièces ne sont plus de qualité, elles s’usent vite et sont irremplaçables ». Ce n’est pas le seul à tenir ses propos. Hichem Bettam, technicien dans un magasin de réparation téléphonique est du même avis.

Le profit, à tout prix ? 

« Depuis la saturation du marché, les entreprises ont voulu créer une nouvelle méthode… Elle a l’air de fonctionner » soupire le réparateur. Il appuie sur le fait qu’il constate des obsolescence très fréquentes. Agacé, il affirme « les gens n’ont plus de ressources, mais les multinationales s’en moquent. » De leurs côtés, les marques restent timides face à ce sujet. Contactée par téléphone, une employée d’Apple reste vague dans ses explications.

Les appareils sont destinés à mourir 

Elle précise que les produits ont une durée de vie limitée : « L’Iphone a son temps de vie comme tous les matériaux électronique. » Du côté des consommateurs, tous les interrogés, s’accordent à dire que c’est une réelle stratégie employée par les sociétés dans le but d’augmenter les ventes. Certains préfèrent en rire comme Gaëlle Diabi, mère de famille : « comme par hasard dès que la garantie arrive à expiration, la Tv tombe en panne à chaque fois. » Elle a pour habitude de jeter les machines électroniques qui ne fonctionnent plus « la réparation me coûte autant qu’un produit neuf. Je préfère en racheter » affirme-t-elle. André Perez, retraité, n’est pas d’accord. Lui, préfère réparer lui-même les appareils obsolètes.

Une durée en baisse 

Les personnes interrogées et les réparateurs sont unanimes : les appareils durent moins longtemps qu’avant. Certains préfèrent relativiser. Claude, retraité, constate « Il y a des avantages car cela va créer plus d’emplois, mais, il est vrai que ça impact l’environment. »

Lien externe : L’obsolescence en 7 chiffres 

Meye Mando