Une cantine trois étoiles à Nice

0
225

La cantine niçoise de l’école maternelle Nikaïa se transforme en restaurant gastronomique ce vendredi. Cette année, le repas de Noël est exceptionnel : foie gras, volaille, bûche… De quoi surprendre les papilles des plus petits.Cheveux en mâche, yeux de raisin, tomate en guise de bouche et un burger de foie gras pour le nez. Les assiettes sont prêtes. Ce vendredi midi, 112 couverts sont attendus. En chef de salle, Thierry Lemaître, directeur de l’école maternelle Nikaïa à Nice, s’assure que tout soit parfait pour le repas de Noël. De leur côté, les enfants attendent tous sagement derrière la porte. L’odeur des fourneaux leur monte au nez, mais aucun d’eux n’essaie de resquiller à l’entrée.

A la découverte des assiettes, les sourires apparaissent. « Des sandwichs au pâté ! » s’écrit Lucas, 4 ans et demi. Plus habitués aux coquillettes / jambon, les jeunes gastronomes ne savent pas quoi penser de cet étrange bonhomme. « Moi je ne mange pas les feuilles », explique Kilian, 3 ans. Une fois en bouche, les textures et les goûts surprennent. Les « feuilles » se révèlent être une salade de mâche parfaitement assaisonnée. Shay, quant à elle, a commandé des crevettes et du saumon. « Parce que moi, je préfère le poisson » explique la fillette de 4 ans.

Des plats sophistiquées pour les gourmets

La valse des plats continue dans la salle décorée aux couleurs de Noël. « Suprême de volaille à la crème, accompagné de ses pommes duchesses » annonce Laura , une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles). Le plat principal fait saliver les petits clients. Bavoir autour du cou, ils s’attaquent à sa dégustation. « Les patates sont belles et bonnes » souligne Margaux, 4 ans.

Au milieu des cris et des chants de Noël, Margaux et ses amis y vont à la bonne franquette. Plus question de restaurant gastronomique. Les doigts s’invitent dans les assiettes. Mais la chef de service, Madame Bonhomme, rappelle à l’ordre. « Pas question d’oublier les bonnes manières. »

De la fantaisie dans les assiettes

Le meilleur reste à venir : la traditionnelle bûche de Noël. Les cuisinières ont mis les petit plats dans les grands. « On s’est amusées à saupoudrer des confettis en sucre sur la bûche » indique Nina, sous son bonnet de père Noël. La décoration fait son effet. Les enfants lèchent leurs assiettes pour récupérer les dernières miettes. Le gâteau a eu plus de succès que le reste.

« Ils ne sont pas habitués à manger des produits pareils. C’est une nouveauté pour eux. » se réjouit le directeur. Pour la modique somme de 2,70 euros, les enfants repartent repus, du chocolat au coin des lèvres. Pour les cantinières pas le temps de souffler. Le second service doit être prêt dans un quart d’heure. C’est ça, la vie des grands restaurants !

Sandra Cazenave & Fiona Ipert