« Une aventure magique »

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À 22 ans, Noémie Honiat fait partie des six derniers candidats en lice de Top Chef, l’émission culinaire de M6. La benjamine, spécialisée dans la pâtisserie, réalise un concours quasi-parfait. À mi-parcours, elle nous raconte ses débuts dans cette aventure pas comme les autres. L’Azuréenne évoque également les personnes qu’elle y a rencontrées. Toujours souriante, la pétillante Laurentine plaisante enfin sur sa nouvelle notoriété. Pourquoi avoir participé à l’émission ?

C’est la production qui m’a contactée. Ils ont surement dû me repérer lors de ma victoire aux Championnats de France de dessert en 2011. J’ai été, tout de même, surprise car ma spécialité reste la pâtisserie et l’émission consacre 98% des recettes au salé. Je me suis quand même prêtée au jeu et j’ai passé toutes les sélections, sans me prendre la tête.

Comment se sont passés les premiers jours ?

J’ai eu dû mal à me mettre dans le bain. Par rapport aux autres concurrents, je me suis sentie toute petite : ils travaillaient dans des palaces, certains étaient chefs, d’autres avaient même leur propre restaurant. Après, il a fallu me remettre dans l’ambiance de la cuisine alors que je ne faisais que de la pâtisserie depuis 1 an. J’ai dû aussi prendre mes marques dans les locaux Top Chef, avec un matériel qui n’est pas le mien. Et puis, il y a les journalistes et les caméras autour de nous : c’était compliqué d’être tranquille en cuisinant !

Suivez-vous la diffusion de Top Chef ?

J’essaye de regarder tous les lundis l’émission. La surprise est la même que pour les téléspectateurs car il ne faut pas oublier que c’est une émission de télé-réalité, donc montée. C’est une sensation particulière de se voir : tu revis la situation, tu découvres les avis des chefs. Pour ma part, mon image est fidèle à qui je suis : nature !

Lors de la dernière émission, vous avez remporté votre première immunité. Une épreuve où vous avez bluffé tout le monde. Que s’est-il passé ?

Quand j’ai vu que j’étais chef d’équipe, j’ai commencé à paniquer. Moi, la petite qui sort de l’école, je n’ai pas l’expérience ni la prétention d’être chef. Après, on nous annonce que l’on doit cuisiner du chorizo et là j’ai failli me décomposer ! Je n’avais jamais mangé de chorizo (rires). Mais je n’ai pas eu le temps de tergiverser, j’y suis allée au feeling. Chorizo, ça me faisait penser à l’Espagne : j’ai tenté de limiter la casse pour ne pas pénaliser mon équipe. Au final, je remporte ma première immunité, à mon grand étonnement !

« Fini la télé-réalité ! »

Comment vivez-vous cette nouvelle notoriété ?

Je reçois pleins de messages d’encouragements qui me font super plaisir. Quand je vais faire mes courses, les gens me reconnaissent. Ils m’arrêtent et me demandent des autographes. C’est complétement fou : je n’ai pas marché sur la Lune (rires). Je n’ai rien fait de particulier, je suis une simple cuisinière. Mais dès que tu passes à la télévision, le regard des gens changent. Ça en devient même gênant par moment.

Êtes-vous restée en contact avec des candidats ?

Oui, nous étions tous très proches. J’ai noué de belles amitiés, avec des gens vrais. Je participe d’ailleurs à l’inauguration du restaurant de Mehdi. Sinon, je suis toujours en contact avec Norbert, Julien, Juan et Gérald.

De ce que vous pouvez nous dévoiler, que retenez-vous de Top Chef ?

C’est une aventure magique. J’ai pu cuisiner pour des grands chefs. J’ai participé à des épreuves que je ne revivrais plus jamais, comme revisiter un couscous pour Jamel Debbouze ou préparer un repas en extérieur pour des bikers. Je retiendrais aussi la visite de Freddy de L’Amour est dans le pré. Je ressors grandie de cette expérience. J’ai appris sur ma cuisine mais aussi sur moi. J’avais déjà participé à des concours de cuisine mais Top Chef ce n’est pas comparable. D’habitude, tu sais ce que tu dois réaliser et tu t’y entraines. Là, pas du tout, c’est de l’improvisation et de l’inspiration.

Quels sont désormais vos projets ?

Je n’attends rien de Top Chef. J’avais déjà des projets, je ne vais pas en dévier. Je vais continuer à me perfectionner et à apprendre. Plus tard, j’aimerais avoir mon entreprise sucrée-salée mais pour l’heure je veux évoluer dans ma passion. Concernant la télévision, je ne pense pas en refaire sauf s’il s’agit d’une émission culinaire reconnue par les professionnels. La télé-réalité sans moi !

Gwendoline Natali