Un tournoi qui divise

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Monaco organise dimanche au dojo du Stade Louis II son tournoi international de judo. Si cette 17e édition attire encore des grands noms de la discipline, elle se déroule cette année – et c’est une première – après les championnats de France 1ère division. Un déplacement dans le calendrier qui risque de lui faire perdre de son aura même si les moyens financiers sont toujours au rendez-vous.Michel Carrière, président du club Nice Judo, annonce la couleur : « cette année, c’est un bon tournoi… de préparation. (…) Nous aurons seulement quelques athlètes qui y participeront : nous préférons privilégier les prochaines échéances ». Une déclaration qui étonne, quand on sait que jusqu’à l’année dernière, le Tournoi de Monaco permettait aux athlètes français d’avoir une excellente préparation « grandeur nature » avant de disputer les championnats de France de première division.

Une séance de rattrapage pour les Français

Mais voilà, cette année, la FFJ (Fédération française de Judo) a chamboulé le calendrier en organisant les championnats nationaux avant le tournoi de la Principauté. Conséquences : l’attractivité et l’intérêt de la compétition sont redéfinis. Certains la considèrent maintenant comme une séance de rattrapage des championnats de France 1ère division, mais d’autres la voient toujours comme un moyen d’accrocher des points de qualification « World Cup ».

Un plateau international alléchant

Du côté des athlètes et notamment d’Arnaud Blanc (7e des derniers championnats de France 1ère div. En -73kg), le son de cloche est bien différent. « Ça reste un excellent de tournoi de haut niveau qui nous permet de gagner des points de qualif’ pour les World Cup, ce qui nous permet ensuite d’essayer de se qualifier pour les Jeux Olympiques. Le calendrier a changé pour les Français, mais il y a tellement d’internationaux étrangers que le plateau reste encore très relevé : pour moi ça reste un objectif important dans la saison ». Les moyens financiers débloqués pour l’organisation du TIJM jouent aussi leur rôle : « on est encore mieux accueilli que dans un village olympique que ce soit pour le logement ou les infrastructures, ça fait plaisir et ça change des tournois français ».

Début des hostilités dimanche 12 décembre à 9h dans la Salle Omnisports du stade Louis 2, à Fontvieille.

Baptiste Quenaudon

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