Un frottis peut sauver une vie

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La Haute Autorité de Santé souhaite qu’une organisation de dépistage du cancer du col de l’utérus ait lieu en France. Il s’agit du second cancer le plus répandu dans le monde. Il touche principalement les femmes âgées de 30 à 50 ans. Seul le frottis est capable de détecter cette maladie. Imaginez-vous nu devant un homme en blouse blanche, pinces à la main…

De nombreuses femmes redoutent les séances chez le gynécologue. C’est pourtant l’unique moyen de dépister un futur cancer du col de l’utérus.

«3500 femmes décèdent chaque année du cancer du col de l’utérus en France» explique le docteur Gramfort, gynécologue à Nice. Pourtant si la maladie est détectée dans sa phase de commencement, la guérison est possible. Selon le gynécologue, tous les cancers du col sont dûs à une infection sexuellement transmissible appelée Papillomavirus Humain ou PVH. Il s’agit d’une maladie silencieuse. Il n’y a pas de symptômes particuliers et le dépistage par prise de sang est impossible. Seul le frottis peut le déceler.

Des réactifs pour détecter les lésions

Si le frottis indique la présence de cellules anormales, il peut être complété par une colposcopie. Il s’agit d’un examen consistant à prélever des cellules dans le col de l’utérus pour apporter des précisions sur une anomalie. « Nous utilisons une sonde qui précise si la patiente est atteinte d’un papillomavirus à haut risque oncogène, ou non.» explique le docteur Gramfort.

La plupart des femmes sont en contact au moins une fois avec ce virus au court de leur vie sexuelle. Le système immunitaire devrait en principe l’éliminer spontanément. Mais nous ignorons encore aujourd’hui pourquoi certaines femmes déclenchent la maladie, et d’autres pas.

Marine ROSSETTO