Un disque détonnant

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Non, le frisbee ne sert pas uniquement à la plage ! Cet objet volant est à l’origine d’une discipline méconnue : l’ultimate. Entrant dans le cadre de la Fédération Française de Flying Disc, l’ultimate est un sport collectif. Pour marquer, il faut réceptionner le disque volant dans la zone d’embut adverse.

Si vous assistez à un match d’ultimate sur un terrain de football, ne cherchez pas le ballon trop longtemps… Il n’y en a pas ! Cette discipline, née aux Etats-Unis, se pratique avec un frisbee. Comme dans la plupart des sports collectifs, l’objectif et d’inscrire plus de points que l’équipe adverse. Comment marquer ? En réceptionnant une passe d’un coéquipier dans la zone d’embut adverse. Pour parvenir jusqu’à cette zone il faut enchaîner les transmissions, puisque le joueur en possession du disque volant n’a pas le droit de se déplacer avec.

En France, environ 80 clubs participent aux compétitions nationales et régionales. La saison est partagée entre la pratique outdoor à 7 contre 7 et les pratiques indoor et plage à 5 contre 5. En extérieur la longueur du terrain est semblable à celle d’un terrain de football mais la largeur est réduite d’une dizaine de mètres de chaque côté. La zone d’embut correspond à la surface de réparation. L’ultimate a la particularité d’être mixte ainsi que celle d’être auto-arbitrée.

Pas de contact

Il n’y a pas de contact dans ce sport. Pendant que l’équipe en possession du disque volant se fait des passes, celle qui défend tente d’intercepter l’objet. Le défenseur peut gêner les transmissions mais doit rester à une distance d’un disque pour ne pas faire faute. Dès que le frisbee tombe au sol, les défenseurs le récupèrent et deviennent attaquant. Si un joueur estime avoir été victime d’une faute ou d’un contact il le signale à son adversaire direct et récupère la possession. En cas de contestation du défenseur, l’attaque garde le disque mais le jeu reprend à l’endroit de la passe précédente.

L’état d’esprit est donc primordial dans ce jeu. Et c’est ce qui attire la plupart des adeptes. Selon la coutume, les équipes se réunissent même après la rencontre, afin d’évaluer leur niveau de fairplay. L’auto-arbitrage induit une connaissance parfaite des règles par les joueurs.

Pour favoriser le jeu rapide, le joueur recevant l’objet volant dispose 10 secondes pour faire une passe à un partenaire. Si un joueur réceptionne le frisbee en extension, le point est accordé s’il retombe dans l’embut. Ainsi le jeu peut devenir spectaculaire. Une partie extérieur se dispute en 17 points ou en une heure trente.

3 questions à… Benoît Mercier (joueur et vice-président des Ziggles)

« Un sport à part »

Comment avez-vous découvert l’ultimate ?

La première fois que j’ai joué c’était en tant qu’étudiant, aux Jeux de Sophia Antipolis. J’ai beaucoup aimé et ça fait maintenant 4 ans que je suis chez les Ziggles.

Quelles sont les qualités nécessaires pour la pratique de ce sport ?

Il faut de l’endurance et de la vivacité pour se démarquer et offrir des solutions au lanceur. La vision du jeu est aussi importante. La technique de lancé s’acquiert généralement en un an et s’améliore encore en jouant.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’ultimate ?

Le côté fairplay est vraiment agréable. Je n’ai jamais vu de bagarre. C’est vraiment un sport à part pour ça. Il y a une très bonne ambiance.

Damien Richy