Un conseil sous tension

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Le conseil municipal de ce vendredi à la mairie de Nice a adopté une mesure sur les travaux d’intérêt général pour mineurs. Au cours de cette réunion, des échanges houleux se sont produits entre le maire et les élus de l’opposition.« Je vais vous assigner en justice, Monsieur le Maire », lance Robert Injey, conseiller municipal communiste, à Christian Estrosi. C’est dans une ambiance volcanique que s’est déroulé le conseil municipal de ce matin. A l’ordre du jour, un sujet phare du candidat Estrosi de sa campagne 2008 : l’instauration des travaux d’intérêt général (TIG) pour les mineurs. Ces TIG sont censés incorporer des mineurs au sein des services de la ville. D’après le député-maire de Nice, ces travaux « ont un intérêt éducatif et aident à la réinsertion » des jeunes délinquants. Benoit Kandel, premier adjoint au maire en charge de la sécurité, voit dans cette mesure un « moyen d’éviter les peines de prison de courtes durées, et de réparer les dommages causés par ces mineurs ». Au cours de cette délibération, Christian Estrosi a été attaqué avec véhémence par les représentants du parti communiste alors qu’il précisait que Nice est la « ville de France qui bénéficie le plus de subventions dans le cadre de la prévention ».

De grandes joutes verbales

Ainsi, Emmanuelle Gaziello, l’autre élue communiste a critiqué le résultat de la mesure. « Vous aviez promis cinquante postes en 2009, cinquante autres en 2010, et vous n’en proposez aujourd’hui que 15. » Une attaque infondée selon l’adjoint à la sécurité, qui développe : « c’est le Tribunal de Grande Instance qui devait valider ces places, il l’a fait en mars dernier en donnant son aval pour quinze postes ». Toujours selon ce dernier, le juge pour enfants ne trouvait pas nécessaire de créer la centaine de postes espérés par le maire, seuls 15 seraient utiles. Avant cela, les deux camps s’étaient déjà invectivés. Robert Injey a ainsi menacé Christian Estrosi de le traduire en justice pour diffamation, après que ce dernier l’ai injurié, ce à quoi le maire de Nice a répondu avec humour, « j’ai l’habitude de vos menaces, à vous et M. Allemand (ndlr : conseiller municipal socialiste), mais j’attends toujours vos plaintes ».

Andy Calascione & Romain Chardan.