A la pointe de l’hygiène

0
267

Le CHU de Nice figure parmi les hôpitaux les plus surs de France. La lutte contre les infections nosocomiales passe par une hygiène irréprochable. Le centre hospitalier niçois a donc insisté sur l’utilisation de solutions hydroalcooliques. « Deux pressions avant d’entrer ! » À l’hôpital Saint Roch de Nice, Annie est intransigeante : l’hygiène, c’est avant tout des mains propres. « Près de 80 % des infections sont transmises par cette voie. » Plusieurs fois par jour, l’infirmière utilise des solutions hydroalcooliques. Les flacons sont installés devant chaque chambre. « On se frictionne bien entre les doigts avant d’entrer et normalement, 99 % des germes sont éliminés. »

Début 2005, le ministère de la Santé a lancé son plan contre les infections nosocomiales. « Le Centre Hospitalier Universitaire de Nice s’est focalisé sur les solutions hydroalcooliques », confie le professeur Thierry Fosse de l’établissement de Cimiez. « Il s’agit d’un indicateur important pour améliorer la qualité de nos services. » Une qualité remarquée qui place le CHU parmi les quarante meilleurs hôpitaux de France. « Le but de ce classement est d’inciter tous les instituts de santé à passer en classe A. » Et les résultats sont là : 60% des centres hospitaliers français ont accédé à cette catégorie contre la moitié en 2008.

Des exigences supplémentaires

Mais le système de santé de Nice ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. « Ces cinq dernières années, ce sont les efforts des établissements qui ont été primés. Maintenant, et jusqu’en 2015, on va s’intéresser aux résultats », explique le professeur Levraut de Saint Roch.

Et pour répondre aux prochains critères, le service sanitaire de la ville a de la suite dans les idées. La consommation d’antibiotiques a été réduite pour éviter les germes résistants. Des dispositions qui ne serviraient à rien sans l’implication de tout le personnel. « Nous ne sommes pas parfaits, on peut encore s’améliorer. Mais c’est ce qu’on essaie de faire à chaque fois que nous trouvons un élément qui ne nous semble pas optimal », termine le professeur, confiant.

Force est de constater qu’en matière d’hygiène, le CHU de Nice ne s’en lave pas les mains.

Julie Caron et Alexis Lucchesi