« Tweet Test » pour la Police des Alpes-Maritimes

0
131
Crédit : Twitter

Après la création d’un compte twitter pour la Police Nationale en été 2013, un projet de comptes départementaux est à l’essai dans cinq départements, dont les Alpes-Maritimes. Il s’agit de se rapprocher au plus de la population.

Mardi 14 janvier, 9h00, @pnationale06 : 285 followers.

Créé le 8 janvier dernier, le compte twitter @pnationale06, représentant la Police Nationale des Alpes-Maritimes, attire de nombreux internautes. Il fait partie d’un test établi dans cinq départements : la Loire-Atlantique, l’Ille-et-Vilaine, le Pas-de-Calais, le Bas-Rhin et les Alpes-Maritimes. En mars, un bilan établira si le dispositif doit s’étendre à l’ensemble des départements français. Le but ? « Rapprocher les forces de l’ordre de la population » explique Florence Gavello, chargée de la communication de la DDSP (Direction Départementale de la Sécurité Publique) des Alpes-Maritimes.  « Grâce à ce compte, on peut communiquer des informations en temps réel, comme des problèmes de circulation, ou des contrôles routiers », continue-t-elle. Il ne s’agit pas, en effet, pour la police de n’être que dans la répression. Avec twitter, elle fait un pas de plus dans la prévention. L’outil pourra aussi être utilisé pour donner plus de visibilité aux appels à témoins.

Mardi 14 janvier, 12h00, @pnationale06 : 326 followers.

Du côté des forces de l’ordre, l’initiative « a été très bien accueillie à partir du moment où nous avons expliqué le projet », déclare Florence Gavello.  Du côté de la population, les avis sont plus mitigés. Il y a ceux qui apprécient cette idée, lui trouvant une réelle utilité, comme Anne-Marie, caissière dans la grande distribution. « Si beaucoup de personnes s’y abonnent, cela peut être intéressant. Surtout pour les appels à témoins », s’enthousiasme-t-elle avant de mettre le doigt sur le problème majeur : « tout le monde n’utilise pas encore Twitter ». Il y a aussi ceux qui ne voient pas l’intérêt d’un tel outil au sein de la police. « Je pense que ce ne doit pas être une priorité pour eux de jouer sur internet » raconte Aymeric, sans emploi. Le jeune homme craint que, trop occupés à assoir leur notoriété sur twitter, les policiers en oublient leurs priorités. Cette question ne devrait pas se poser puisque, selon Florence Gavello, le compte est alimenté par le service communication de la DDSP, à Nice. Ce ne sont donc pas les agents de police eux même qui postent leurs informations.

Mardi 14 janvier, 15h00, @pnationaleO6 : 388 followers.

Clarine Baudin