TGV : Tarif à Grande Vitesse

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La hausse des prix des TGV atteint 26,4% entre 2002 et 2009, selon un rapport de Boston Consulting Group (BCG). Une augmentation qui donne lieu à une série de contestations sur le fonctionnement de la compagnie. Décryptage.A l’image de la météo régionale, les critiques pleuvent sur la politique tarifaire de la SNCF.

Le coût moyen d’un billet de TGV est passé de 38 à 45 euros depuis 2002, soit une hausse de 18,4%. Au même moment, l’inflation s’élève, elle, à 1,7% par an en moyenne. « Une grande partie de cette hausse est liée à l’augmentation de la fréquentation de la première classe, les clients ayant acheté des billets avec plus de services » se défend Philippe Bru, directeur du réseau ferroviaire en PACA.

Autre problème : le manque de transparence au niveau de l’échelle des coûts des billets est souvent pointé du doigt. « Acheter mon billet ressemble de plus en plus à une loterie », ironise un habitué de la Gare Thiers de Nice. La faute au « yield management », un anglicisme qui désigne la modulation des prix -du simple au double- en fonction du taux de remplissage du train. Un imbroglio tarifaire accentué par l’importante segmentation de la clientèle, plus complexe que les compagnies aériennes. Chez Ryanair, il n’existe qu’une catégorie de clients : celui qui accepte de payer. Air France compte pour sa part 6 catégories. La SNCF s’envole, elle, jusqu’à 12.

Pas de quoi dérailler Philippe Bru. L’homme précise que « dans l’aérien, l’amplitude est bien plus grande entre les prix: le voyageur sur Ryanair subira une différence de 1 à 4. Chez Air France, on s’élève même de 1 à 8. Je précise également que le TGV français reste 30 à 50% moins cher que nos homologues espagnols et allemands ».

Rappelons que durant la même période, le chiffre d’affaire du TGV est passé de 2.7 milliards à 4.4 milliards d’euros, soit une augmentation de 57%. TGV, une affaire qui roule.

Hugo Giusti