Tennis Ballon, cherche lumière désespérément

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Aprés des années de football, Kevin Castelao est adepte du Tennis Ballon depuis plus de 13 ans (koreus.com).

Alors que les Championnats du Monde de Tennis Ballon débutent demain en République Tchèque, la discipline est toujours aussi méconnue en France.

Aprés des années de football, Kevin Castelao est adepte du Tennis Ballon depuis plus de 13 ans (koreus.com).

Un ballon de foot, un filet de tennis, un terrain de volley.  Voici le Tennis Ballon, ou plutôt le FutNet (nouvelle appellation internationale). Une pratique ludique,  au carrefour de plusieurs disciplines. « On emprunte le côté tactique et les qualités physiques du volley-ball, tout en utilisant les parties du corps autorisées en football » explique Kevin Castelao, joueur de l’Equipe de France. Pourtant, le Tennis Ballon reste encore ancré dans les esprits comme un simple dérivé du foot, seulement pratiqué à la plage ou utilisé à l’échauffement par les joueurs de ballon rond. « C’est frustrant d’entendre ça, tout le monde pratique le Tennis Ballon mais personne ne le connait vraiment ! ». Pour Kevin Castelao, sa pratique est un sport à part entière : « Si on joue contre l’Equipe de France de foot, on les bat à coup sûr ! ».

Instaurer une dynamique

Bien que pratiqué par « énormément de monde », le FutNet officiel en France est encore largement marginal. Implanté dans l’hexagone depuis les années 90, il existe une trentaine de clubs pour environ 500 licenciés. Mais la discipline n’est pas reconnue par le Ministère des sports. « Il veut que l’on soit rattaché à une Fédération, que ce soit le tennis, le football ou le volley-ball. On a fait des demandes dans ce sens, mais aucune n’a abouti. »  Des fins de non-recevoir, qui ne démobilisent pas la Fédération de Tennis Ballon Française. Pour gagner en visibilité, elle mène une politique de développement dans les ligues régionales pour créer des clubs, mais surtout sur des démonstrations exceptionnelles. Une sélection française  disputera  des matchs d’exhibition à l’occasion du tournoi de tennis de l’Open Sud à Montpellier en février. De quoi faire découvrir ce sport « si spectaculaire et ludique » au grand public.

Briller aux Championnats du Monde

Les Championnats du monde à Nymburk en République Tchèque, de demain à dimanche, peuvent également être un beau tremplin. La France y arrive avec ambition. «  On espère accrocher une médaille, quel que soit la catégorie. En simple, double  ou en triple ».  Les principaux adversaires se nomment  Suisse,  Hongrie, Slovaquie mais surtout République Tchèque. Chez le pays hôte, le FutNet est le troisième sport national et les joueurs y sont semi-professionnels. « Un autre monde » selon Kevin Casteloa, qui jouera en double. Les Français sont tous amateurs, et le trajet est à leurs frais, « 110 euros l’aller-retour entre Prague et Paris ». Mais ça vaut le détour. « Les finales de dimanche sont à guichets fermés, on y attend d’ailleurs entre 2000 et 3000 spectateurs ». Un autre monde, définitivement.

Julien Chesnais