Téléphonie – Les télécartes, c’est bientôt fini !

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Une télécarte de 1995 à l'effigie de Romy Schneider. (crédit photo Centerblog.net)

La production de télécartes s’arrêtera le 14 avril prochain, une page se tourne dans l’histoire de la téléphonie.

Vertes, jaunes, rouges ou à l’image des régions, dîtes au revoir aux cartes à puce. Dans près de cinq mois, leur production sera stoppée, de quoi rendre nostalgique toute une génération. Commercialisée en 1977, tout le monde se les arrache dès les années 80. Marcel Euphrasie, antiquaire au cours Saleya, se souvient de cette époque : « C’est une mode, un jour c’est presque de la folie, tout le monde en veut et le lendemain plus personne ne sait ce que c’est ». Aujourd’hui, sur son stand, il ne reste que quelques cartes vendues 50 cts pièces. Selon le commerçant, ces cartes sont trop vieilles pour rester à la mode mais trop récente pour être de vraies pièces de collection.

Cyril Amsellem, buraliste à Nice (crédit photo Alexandra Chauvin)

Et les adeptes, d’ailleurs peu nombreux, n’y trouvent pas leur compte. « Il n’y a plus beaucoup d’intérêt pour les éventuels collectionneurs. Les beaux paysages régionaux ont été remplacés par une image commune à toute la France à cause du coût de fabrication. Je trouve ça dommage, c’est aussi moins intéressant pour les touristes, nombreux dans notre région » explique Cyril Amsellem, buraliste près de la gare Riquier. La suppression des télécartes est aussi problématique pour les personnes âgées car les tickets sont moins pratiques à prendre en main et plus compliqués à utiliser. Les buralistes ont cependant jusqu’à 2016 pour écouler leurs stocks, de quoi laisser le temps aux personnes âgées de s’habituer à ce nouveau système. Contrairement à ce que l’on peut penser, 100 000 cabines téléphoniques sont encore en service en France.

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Tickets à code : mode d’emploi.

Si les télécartes sont bientôt de l’histoire ancienne, les cabines téléphoniques ne vont pas disparaître pour autant. Et c’est le ticket à code qui prend la relève. Contrairement aux cartes à puces aux prix de 7,5€ ou 15€, les tickets offrent une gamme plus diversifiée. Après avoir choisi le montant désiré, le buraliste remet simplement un ticket semblable à un ticket de caisse. Il suffit ensuite de composer un numéro court et d’entrer le code indiqué sur l’achat pour avoir accès au crédit.

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Mathilde Jager et Alexandra Chauvin