Swheil : le rappeur cannois se lance en solo

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Il est bien décidé à vivre de sa passion : le rap. Swheil, membre du groupe cannois Virage sud vient tout juste de se lancer dans sa carrière solo. Après « Santa » et « Flamingo », le rappeur dévoile son dernier morceau « Flash Mcqueen » sur les plateformes de streaming. À bientôt 24 ans, le jeune homme met toute son énergie pour réaliser ses ambitions. Rencontre.

Bonjour Swheil. Avant de commencer, pourquoi le flamant rose pour ton deuxième morceau « Flamingo» ?

C’est juste un délire (rires). J’étais invité chez des amis et j’ai photographié tous les flamants rose en décoration. Depuis, c’est resté, je me suis toujours dis que j’allais en faire quelque chose. C’est un peu un clin d’oeil qui me caractérise.

Ça fait quoi de monter un projet seul ?

C’est agréable ! Il y a moins de contraintes, je peux m’organiser comme je le veux pour le choix de l’instrumental et la construction du morceau. Au niveau de l’écriture, j’ai aussi plus de place pour m’exprimer, je peux me lâcher davantage. C’est pour ça que dans la conception, je préfère être solo. D’un autre côté, j’adore être en studio avec mon groupe, réaliser un clip avec eux… C’est le plaisir du partage !

Justement, qu’est-ce-que le travail en équipe t’a appris ?

Une ouverture d’esprit différente. Je me remets beaucoup plus en question quand je créer avec Virage sud, car tout le monde est concerné par le morceau. On doit tous être au même niveau dans le son, donc on se pousse à être meilleurs. Je dois m’adapter, mais c’est une contrainte saine. J’ai appris à être plus difficile avec moi-même, mais pour le bien.

Explique-nous comment tu crées un morceau.

Souvent, j’ai déjà mon instrumental, donc je sais à peu près à quoi le résultat va ressembler. Pour l’écriture, j’aime être dans un endroit fixe mais surtout, je préfère le soir. Au moins, je n’ai pas de contrainte de temps. Bon, parfois je n’écris que trente minutes mais ça m’arrive de composer toute une nuit, sans me rendre compte de l’heure !

Dans « Flamingo », tu dis : «Vise le ballon d’or, Virage Sud on s’ra en haut ». La réussite, c’est un thème qui revient souvent…

Oui, j’aime parler du rap, du fait de réussir ou pas mais en tout cas, de tout faire pour. Au fond, c’est ce qu’on recherche tous. 

Comment trouver son style ? 

C’est une question difficile… Je pense que tous les artistes en construction sont en recherche permanente. À moins d’exploser sur une facette en particulier de ta musique, ce qui te permet de te concentrer dessus.

Et toi, tu connais le tien ?

Pas du tout (rires). J’ai un flow, une façon d’écrire mais pas de style particulier. Je ne me limite pas, j’ai envie de tout tester. Et puis, quand je réalise un son ou un clip, je suis content de moi sur le moment mais six mois plus tard, je trouve qu’il n’est pas assez abouti. Je me dis toujours que je peux faire mieux demain, donc non, je n’ai pas encore trouvé mon style.

Juste pour te connaître un peu plus… Kaaris ou Booba ?

Musicalement, Booba sans hésiter ! Sa musique est un classique dans le rap français. Par contre pour le clash, il devrait montrer l’exemple et moins se comporter comme un enfant.

Roméo Elvis ou Lomepal ?

Lomepal, je l’écoute depuis le début.

PNL ou SCH ?

C’est dur… Je vais dire SCH car je suis à fond dans ses morceaux en ce moment. J’aime le côté bandit du personnage. Et puis, dans ses interviews, il ne fait pas de chichi, il a l’air vrai.

Émilie Moulin