SOS FEMMES BATTUES : du coup de poing au coup de pouce

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Depuis 1999, le 25 novembre est dédié à la journée contre les violences faites aux femmes. A Nice, l’association SOS Femmes Battues s’engage pour aider les victimes, les orienter et les informer de leurs droits. Triste record pour les Alpes-Maritimes : 13 femmes sont mortes des suites des violences conjugales l’année dernière. Des chiffres que l’association SOS Femmes Battues ne peut expliquer. Pour autant, elle met un point d’honneur à être disponible pour ces victimes en leur assurant un suivi individuel. « Parfois, nous accompagnons des femmes pendant plusieurs mois voire des années, explique Murielle Moreno, conseillère d’accueil de l’association, même une fois sorties de la violence. »

Depuis neuf ans, l’association n’a pas constaté de réelle amélioration. Entre 450 et 500 femmes par an viennent frapper à leur porte. Pourtant, Murielle Moreno reste optimiste : « la loi du 10 juillet 2010 est un pas en avant dans la lutte contre les violences conjugales ». Cette loi instaure des mesures de protections des victimes visant à éloigner du domicile le conjoint violent.

Une action nationale

L’association fait partie de la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui regroupe 65 associations d’aide aux victimes en France. Leur principale action reste de défendre les femmes auprès du gouvernement : « nous avons des porte-paroles au sein de chaque ministère pour faire valoir la cause des femmes battues. »

Un lieu de référence

SOS Femmes Battues propose un accueil de jour pour les victimes de violences conjugales : « c’est un endroit de référence pour elles, elle s’y sentent en sécurité. » Et pour encadrer au mieux ces femmes battues, l’association travaille main dans la main avec les services sociaux pour leur offrir des lieux d’hébergement. Dans les Alpes-Maritimes, à Antibes, Cagnes sur mer et à La Trinité, des initiatives locales ont permis la création de centres d’hébergements d’urgence . Malheureusement, la demande est telle que la liste d’attente est longue : les femmes ne peuvent pas rester dans ces centres plus de trois mois.

Anne Sophie Parmentier et Margot Forte.