Société – Le logement étudiant à Nice, un casse-tête financier

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Selon un classement effectué par le site Capital.fr, Nice est la deuxième ville la plus chère de France après Paris, en particulier au niveau des loyers.

Pour les étudiants, il s’agit souvent de trouver des solutions pour réduire les frais de logements.

Nice, ce n’est pas Aix ou Montpellier, et pourtant près de trente mille étudiants se retrouvent chaque année sur les bancs des facs niçoises. « Quatre cents euros par mois, pour une chambre chez l’habitant, c’est che! », regrette Ayoub, vingt-deux ans, étudiant en économie et management à l’université de Saint-Jean d’Angély. Pour ce Montpelliérain d’origine, le prix des logements n’est pas approprié à la vie étudiante. Il n’a pas pu obtenir de logement en résidence universitaire, pourtant, ce futur expert en économie a la chance de bénéficier d’une bourse d’étude du Crous, à hauteur de trois cents euros par mois. Une aide qui concerne seulement 28 % des étudiants niçois.

D’autres sont obligés de travailler. Magalie cumule trois activités en dehors de ses heures de cours. « Une nécessité » pour la jeune femme de vingt-trois ans, étudiante en master de médecine. Indépendante financièrement, elle travaille le soir et pendant les vacances scolaires pour un total d’en moyenne neuf cents euros par mois. « C’est pas toujours simple mais c’est le prix à payer pour étudier sur la Côte d’Azur, au moins on a le soleil toute l’année », ironise cette Lilloise d’origine. « Je paye cinq cent cinquante euros un studio, lorsque je suis arrivée ici, je n’en revenais pas ».

D’autres solutions existent pour réduire au maximum les couts. La collocation séduit de plus en plus d’étudiants. Au programme, convivialité et surtout partage des frais. C’est le choix qu’a fait Lamine. « Je vis avec un ami dans un T2, je paye trois cents euros tout compris. Je trouve ce fonctionnement très adapté à la vie étudiante, surtout dans une ville aussi chère que Nice ».

Thomas Blanchon & Lusine Jeitler