Salon de la voyance : Nice, dis-moi qui est la plus belle

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Qui n’a jamais rêvé d’une petite avance rapide sur le film de sa vie ? A Nice, c’est possible au 14 ème salon de la voyance qui s’achève aujourd’hui.  Entre logique et paranormal, j’ai testé pour vous… 

Il est 11 heures et la salle cabaret du casino Ruhl est quasiment comble. L’entrée est gratuite et les tarifs attractifs : 2 consultations de 20 min à 30 €
, la consultation de 20 min est à 15€. Ambiance feutrée, lumières tamisées et pluie d’étoiles sur le mur, tout semble réuni pour capter les auras. Cinq voyants professionnels assurent les consultations, chacun dans leur spécialité.

Marine est médium, je me dirige vers elle pour une première consultation. À sa table, tout un attirail : tarots, oracles, pendule et vibrateur.  Sa spécialité ? Le flash sur photo de personnes vivantes ou « dans la lumière » (oui, c’est comme ça que l’on dit, on ne parle pas de morts). Elle précise qu’elle ne fait pas de cartomancie, accessible à tous d’ailleurs. Elle est dotée d’une hypersensibilité, révélée pendant des périodes très dures de sa vie. Elle m’observe attentivement, me parle d’une protection divine et d’un futur très prometteur. En même temps, elle sait que j’ai traversé 8000 km, quitté famille et amis pour poursuivre un rêve. J’ai envie de dire que le destin, je suis prête à le forcer pour qu’il me devienne propice. Mon esprit cartésien de journaliste me pousse à penser qu’elle aurait très bien pu dire cette phrase à n’importe quelle cliente.

Il met tout le monde d’accord

Je décide d’aborder la star du salon : Davine. Sa petite salle d’attente improvisée est bondée. Son don de naissance s’est véritablement révélé à l’âge de 13 ans. Son frère, Jean-Luc, héritier du même don est juste derrière.  Davine sent peut-être mon ambivalence face à la voyance. Dubitative mais réceptive, j’essaye de décortiquer ses propos sans me laisser prendre au jeu réellement. Il me demande alors ma date de naissance et pointe immédiatement  un aspect  très personnel de ma vie, explications à l’appui. A moins qu’il ait mis  mon appartement sous écoute. « Il faudrait lui dire de vous laisser faire de temps en temps. Son prénom commence par « ma ». Comment a-t-il eu connaissance de mon alter ego « Madison » ? Troublée, je mets fin à l’expérience.

Aude REGY