Salon de la voyance : 2013 dans la boule de cristal

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Salon de la voyance de Nice

De quoi sera fait 2013 ? A Nice, le 14ème Salon de la voyance a vu défiler des centaines de curieux pendant quatre jours. Un business qui ne s’essouffle pas .

« Les gens sont inquiets et viennent se rassurer ». Mélissa Labetouille gère les rendez-vous des cinq voyants installés dans le Salon. Le cadre est intimiste. Lumière tamisée, musique relaxante, jus de fruits et madeleines à volonté. Nous sommes au sous-sol du Casino Ruhl. « Nous avons rempli à 100%, se réjouit Mélissa Labetouille. Plus de 500 personnes sont venues consulter ». Le coup de marketing a marché très fort. « En même temps, les tarifs sont très attractifs », relève Françoise, une mère de famille. La consultation de vingt minutes vous coûte 15 euros. « Une modique somme, juge Françoise, comparée aux séances à 70 ou 80 euros proposées par certains prestataires ».

La « voyance thérapie »

Ici, le public est essentiellement féminin, plutôt âgé entre 40 et 60 ans. Quelques fois des hommes. Parfois chefs de grandes entreprises. Mais tout le monde préfère se faire discret. On y croise des âmes en détresse. « Mon mari a un cancer, témoigne Patricia. Ce qu’ils disent sur nous est tellement bluffant que je finis par leur faire confiance ». La jeune femme vient pour la troisième fois en quatre jours. Mais ses revenus ne sont « pas extraordinaires ». Elle, est au chômage, lui, hospitalisé. Elle consulte Micaela. « Vous allez devoir prendre une décision importante », conclue la divinatrice. Mais laquelle ? « Moi je n’ai pas besoin d’en savoir plus », s’émeut Patricia. A vous de juger.

Un don pour gagner sa vie

Charlatans ou véritables professionnels de l’au-delà

? Isabelle, Marine, Micaela, Jean-Luc et Davine sont tous d’accord. Voyant n’est pas une profession, mais « un devoir ». Un devoir que Davine (prononcez à l’anglaise) exerce depuis seulement cinq ans. « J’exploite ce pouvoir pour aider les autres, lâche le médium. Ce n’est pas un moyen de faire fortune ». Un pain quotidien pour environ 100.000 hommes et femmes en France. « Je pense avoir autant de mérite qu’un autre travailleur », se défend sèchement Davine. Bavard lorsqu’il s’agit de prédire l’avenir. Bouche cousue lorsqu’il s’agit d’évoquer son salaire.

 

Maxime BECMEUR