Retour du moustique tigre : comment s’en protéger ?

0
151

L’insecte hématophage fait son grand retour après avoir passé l’hiver au chaud. Le moustique tigre recommencera à nous empoisonner la vie dès la mi-avril. Sa présence dans les Alpes-Maritimes est très importante. A Nice, entomologue et agent de démoustication font tout leur possible pour prévenir de leurs piqures.

Crédit photo : Wikipédia

Dans la nuit ou en journée, il s’introduira chez vous pour vous sucer le sang… Le moustique tigre apparu en 2004 dans les Alpes-Maritimes fait son grand retour. Soupçonné de propager de lourds virus, comme la dengue ou le chikungunya, cet insecte a transmis ces maladies 38 fois dans le département en 2015, selon 20minutes. Il serait également porteur du virus zika, mais pour le moment aucun cas n’a été détecté.

Précautions pour s’en protéger

Pour lutter contre ce moustique et éviter sa prolifération, il faut supprimer les lieux de ponte, c’est-à-dire les eaux stagnantes. Gilbert Camous, entomologiste conseille de vider au moins une fois par semaines « les soucoupes sous les plantes ou pots de fleurs ». Il préconise également d’enlever tous les objets laissés à l’abandon qui peuvent servir de récipients dans les terrasses et jardins. Quant aux mesures de protection, elles sont identiques à celles des piqûres de moustiques « traditionnels » : « porter des vêtements amples, utiliser des produits répulsifs et penser à s’équiper de moustiquaires ou diffuseurs électriques pour l’habitat », déclare Gilbert Camous.

https://www.riddle.com/a/59296

Une application pour alerter de sa présence

Présent dans 18 départements en vigilance rouge selon le site Vigilance-moustiques, le moustique tigre mène la vie dure aux équipes de l’EID, entente départementale de démoustication. A cette période de l’année, ils mettent en place des campagnes de démoustication pour repérer et pulvériser les nids de moustiques. Pour faciliter le signalement des espèces invasives, les chercheurs de l’EID ont mis en place une application pour smartphone, disponible gratuitement sur Androïd et iOS. Le directeur scientifique et technique Sébastien Chouin déclare au quotidien 20minutes avoir eu des retours favorables, car ils ont pu détecter « entre 2500 et 3000 signalements de nids » grâce à l’application.

Une fois piqué, que faire ?

Malgré les mesures de prévention, le moustique aux rayures blanches arrive tout de même à piquer. En ce début de saison, Fassi Franck, médecin à Nice explique avoir eu déjà plusieurs cas.  « Comme c’est un moustique qui provoque plus de démangeaisons, on peut faire des compresses d’alcool pour éviter de se gratter et de provoquer une surinfection » conseille-t-il. Le docteur préconise également de surveiller son état de santé, afin de voir si la piqûre ne provoque pas de la fièvre, « ce sont les premiers symptômes qui indiquent si le moustique est porteur d’un virus »

Ambre Caudrelier – Marjorie Raynaud