Régionales – La victoire du FN envisageable en PACA

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Préparation des élections à la permanence du Front National de Nice ©V.C. / K.D.

À un mois des régionales, le Front National parie sur la victoire de Marion Marechal Le Pen en région PACA.

À la permanence du Front national de Nice, on s’active. Tracts et programmes sont prêts à être distribués, le joli minois de Marion Marechal Le Pen en couverture. « Puisque tout le monde dit qu’elle n’a pas de programme, le voilà tiens ! » s’exclame Françoise Helmstetter, bénévole au Front, déterminée à en découdre pour voir sa candidate l’emporter. Et selon Christophe Britt, encarté au FN depuis 1978 et bénévole à la permanence, « Marion a toutes ses chances ». Son atout principal : réunir les électeurs historiques du parti, ceux qui ont toujours soutenu Jean-Marie Le Pen, et en séduire de nouveaux, « les jeunes notamment ». Car Marion Marechal Le Pen n’a que 25 ans mais ses partisans la trouvent évidemment à la hauteur. « Elle a la répartie de son grand-père » renchérit Françoise.

En région PACA, le Front national a l’avantage d’être bien implanté : « C’est déjà gagné dans le Vaucluse, le Var et les Bouches du Rhône » explique Christophe. Seule embuche semée sur le parcours de Marion Marechal Le Pen : les Alpes Maritimes, là où tout va se jouer. « Contre Christian Estrosi, ça va être compliqué, faut pas rêver. Après tant d’années, il est aimé à Nice » ajoute-t-il. Les sondages prévoient d’ailleurs des résultats serrés entre les deux candidats : Marion Maréchal Le Pen en tête au second tour avec 37% des voix contre 34% pour le maire de Nice. Du côté des Républicains, ces scores scandalisent. « On ne peut pas confier une région à une gamine » s’insurge François Migliore, militant du parti.

Aujourd’hui la seule crainte du Front national est l’union possible entre la droite et la gauche : «  ils font que ça eux ! » s’emporte le frontiste. Mais d’après Sophie Jourdan, permanente fédérale du Parti socialiste de Nice, « pour le moment c’est non ! ». Se lier avec Christian Estrosi semble inenvisageable et leur priorité reste  le premier tour : « on a suffisamment regretté de ne pas l’avoir fait en 2002 avec la campagne de Lionel Jospin et puis on ne peut pas dire à nos électeurs, c’est plus la peine de voter pour nous, voter Les Républicains, nous on s’en va ! ».

Valentine Carrey, Klhoé Dominguez