Réforme des rythmes scolaires : « On veut vous voir en colère aujourd’hui ! »

0
93

Un millier de personnes s’est réuni ce matin à Nice pour manifester contre la réforme des rythmes scolaires de Vincent Peillon. Instituteurs et parents d’élèves sont bien décidés à faire entendre leur voix au gouvernement.

Une des nombreuses banderoles qui jalonnent le parcours. ©Camille-Fleur BERNARD

10 heures 30. Théâtre de Verdure. Les manifestants sont là, prêts à revendiquer. Les banderoles sont dressées, les drapeaux sont brandis, la musique est mise, la manifestation démarre encadrée par la police municipale. « On veut vous voir en colère aujourd’hui !« , scande le speaker de la manifestation. Tous veulent la même chose. « Cette réforme ne respecte pas le rythme de l’enfant. Elle a été décidé sans concertation avec les principaux intéressés » explique Olivia, institutrice à l’école de Vence. Les enseignants et parents d’élèves souhaitent engager le dialogue avec le gouvernement. La tension est palpable. Pourtant, aucun débordement n’est constaté. Les manifestations sont en colère. « Cette réforme a été faite trop rapidement. Pourquoi ne pas la reporter voire l’annuler ? » s’interroge Anne-Laure, enseignante à Saint-Charles.

La manifestation est prête à partir. ©Camille-Fleur BERNARD

« Peillon au Paillon, Ayrault t’es zéro, Hollande en Hollande »

Vincent Peillon est naturellement la cible principale de cette manifestation contre la semaine de 4 jours et demi, mais la totalité du gouvernent est remise en cause. « Le gouvernement veut généraliser tout ça (la semaine de 4 jours et demi, ndlr). Ce n’est pas le vrai problème« , déclare Emmanuel, instituteurs à Nice. « Si on peut mettre de l’argent dans ce nouveau rythme, pourquoi ne pas l’investir différemment ? Ce n’est pas le rythme mais les modalités de travail qui doivent évoluer« , ajoute Anne-Laure.

Le sitting contre Peillon. ©Camille-Fleur BERNARD

Effet inverse

« Asseyez-vous un instant ! Disons stop à la réforme Peillon ! » annonce, le speaker. Plus d’une heure après le départ de la manif, un autre problème est soulevé : les activités culturelles. « Toutes les mairies n’ont pas les moyens et les activités ne seront pas forcément de qualités« , affirme Olivia. « Le temps de l’enfant en collectivité est rallongé. Ils viendront le mercredi et on finira 45 minutes plus tôt les autres jours. Pour autant, les enfants vont rester dans les écoles. Ce rythme scolaire est pire que tout« , se désole Emmanuel.

L’éducation nationale veut se faire entendre. ©Camille-Fleur BERNARD

Camille-Fleur BERNARD