Rallye – Monte-Carlo, terre de prestige

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Janvier 2013. Sébastien Loeb remporte le Monte-Carlo pour la septième fois. Un record. Afp/Jean Pierre Clatot

La Principauté de Monaco n’avait plus accueilli le départ du Rallye Monte-Carlo depuis 2006. La place du Casino retrouvera la fameuse cérémonie inaugurale pour cette 82e édition, le 14 janvier prochain. Un retour aux sources pour un événement à la renommée internationale. 

Janvier 2013. Sébastien Loeb remporte le Monte-Carlo pour la septième fois. Un record. Afp/Jean Pierre Clatot

657 bénévoles, 1500 gendarmes, 72 équipages engagés. Le Rallye Monte-Carlo, organisé par l’Automobile Club de Monaco, est le rendez-vous incontournable de ce début d’année pour les amateurs de sport automobile. Il marque le début de la saison du championnat du monde des rallyes (WRC). C’est pourtant bien plus que ça.

Une course particulière

Monte-Carlo, un nom mythique. C’est avant tout un terrain de jeu exceptionnel pour les pilotes. «C’est particulier à cause de la diversité du terrain. On passe de la neige à la terre, à l’asphalte. La stratégie est très importante sur ce rallye », explique Patrick Deconynck, ami et président du club Jean Ragnotti, célèbre pilote vainqueur à Monte-Carlo en 1981, et double champion de France.

Première date clé dans le calendrier de la saison, il est l’occasion de jauger les voitures. « C’est ici que l’on découvre les changements faits par rapport à l’année précédente. On voit ce que les équipes tenteront ou non lors de la saison », déclare Benoît Bezaud, photographe amateur sur les rallyes français.

Depuis 1911, date de sa création, le « Monte-Carl’ » déplace les foules. De l’Ardèche, à la Drôme, en passant par les Alpes-Maritimes. « C’est un véritable spectacle. On y retrouve un peu une ambiance de Tour de France. Tu peux approcher facilement les pilotes et les voitures dans le parc d’assistance. Pour une ville comme Valence, c’était l’événement de l’année », note Dimitri, habituel spectateur du rallye Monte-Carlo dans la Drôme.

Une histoire emblématique

La Renault 5 Alpine de Jean Ragnotti en 1978, la Toyota Celica de Carlos Sainz en 1991 ou encore la Citroën Xsara de Sébastien Loeb en 2005 ont marqué l’histoire. Des pilotes et voitures d’exception, un décor sublime, fait de lieux mythiques comme le col de Turini. Il n’en faut pas plus pour faire de ce rallye un monument de la saison WRC.

Point de rassemblement de la Jet-Set européenne il y a près d’un siècle, il est aujourd’hui un événement sportif inimitable. « C’est un rallye mythique, par son parcours, les marques qui y ont investi, y ont gagné. Tous les plus grands pilotes, comme Sébastien Loeb, Carlos Sainz ou Tommi Mäkinen ont disputé ce rallye. Tout comme les plus grandes marques : MINI, Alpine, Citroën, Peugeot, Audi », déclare Jean-Charles Huvelle, rédacteur pour Auto-Cult, élu blog automobile de l’année 2013, et auteur de la saga dédiée au rallye Monte Carlo sur ce même blog. « Toute personne intéressée de près ou de loin par l’automobile a envie d’aller voir ce rallye. Qu’on soit pilote, spectateur ou photographe, être au Monte-Carl’ est un passage obligatoire », ajoute-t-il. Un rendez-vous apprécié donc. Notamment par les Français, vainqueurs à 37 reprises à Monaco.

Le retour du Monte-Carlo au calendrier du championnat du monde depuis 2012 illustre parfaitement la place qu’il occupe dans le monde automobile. Et ce, alors que le rallye a du mal à se démocratiser dans le paysage télévisuel.

Julien Balidas