Racing 92 : surfer sur la vague

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Le Racing 92 a composté hier son ticket pour sa première finale européenne de son histoire. Après une victoire 19-16 face aux Tigres de Leicester, les hommes de Jacky Lorenzetti affronteront les Saracens le 14 mai prochain au Parc OL. Inexpérimenté à ce niveau de la compétition, le Racing a quand même des atouts à faire valoir.

Le terrain :

Le Racing aura forcément l’avantage du terrain. La ville de Lyon organise son premier grand événement dans son nouveau stade avant l’Euro. Si les supporters anglais se déplacent en masse pour le football, c’est moins le cas en rugby. Pour sa première finale continentale, le Racing part largement favori dans le match des supporters.

La confiance :

Gagner à l’extérieur n’est jamais chose facile qui plus est en demi-finale de Coupe d’Europe. Invaincus sur leurs terres depuis le début de la compétition et deuxième meilleur premier des phases de poules, les Tigres de Leicester n’ont pas pu lutter contre les Racingmens. La maîtrise affichée par les pensionnaires de Colombes est rassurante avant d’affronter les Saracens.

Autre point important, les Saracens sont attendus au tournant. Non seulement par leurs supporters mais aussi par l’ensemble de l’Angleterre. Le rugby anglais n’a plus remporté ce trophée depuis 2007.  (Historique des vainqueurs depuis 1996, date de la création de la compétition : https://infogr.am/SPwkR7aOrFnvmvT0)

Machenaud – Carter :

Si certains pensaient que Dan Carter rejoignait la capitale  pour terminer sa carrière tranquillement, force est de constater que le champion du monde All Black n’est pas venu faire du tourisme. Toujours aussi juste dans ses transmissions, il prend le jeu à son compte et n’hésite pas à alterner avec un jeu au pied imparable. Meilleur buteur de la Champions Cup, Dan Carter sera l’atout numéro un des « Ciel et Blanc » le 14 mai prochain.

Comme si cela ne suffisait pas, l’ouvreur francilien doit aussi beaucoup à son acolyte de la charnière Maxime Machenaud. Après deux dernières années délicates, l’ancien agenais revient fort. Son retour en sélection lors du Tournoi des Six Nations l’a véritablement boosté. Toujours au soutient de ses avants, Machenaud est très réactifs et permet à son équipe de vite se projeter. Lorsque le jeu est bloqué, le numéro neuf tente et crée des brèches.

L’abnégation :

Le Racing n’est certainement pas l’équipe la plus spectaculaire de la compétition mais la plus efficace défensivement. Meilleure défense lors de la phase de groupe (70 points encaissés en six matchs), le Racing s’appuie sur un pack solide, très difficile à contrecarrer. Amené par son troisième ligne Chris Masoe, auteur de 18 plaquages contre Leicester, les avants franciliens n’ont pas pour habitude de lâcher. Confronté à la meilleure attaque, cette finale sera l’occasion de montrer que les Racingmens ne sont pas là par hasard.

Quentin Berthomé