Que sont devenus les jeunes prodiges de la Gambardella

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source : crédit photo : Lequipe.fr

Ce dimanche, Lens et Monaco se sont qualifiés aux dépens de Sochaux et Brest pour la finale de la coupe Gambardella. Une compétition qui a mis de jeunes joueurs dans la lumière. Grands espoirs d’une finale disputée au stade de France, tous n’ont pas eu la réussite qu’on leur prédisait.

2006, un attaquant est né

En ce 27 mai 2006, c’est le Racing Club de Strasbourg qui remporte la coupe Gambardella, 3-1 face à Lyon. Pourtant, les yeux des observateurs s’arrêtent sur le seul buteur lyonnais ce soir-là, Karim Benzema. Le franco-algérien a déjà goûté au monde professionnel cette année-là et confirme tout son talent. La suite, ce sera 66 buts en 146 matchs sous le maillot lyonnais au plus haut niveau avant de se signer au Real Madrid en 2009. Malgré des problèmes extra sportifs, Benzema a confirmé tous les espoirs que l’on plaçait en lui.

2007, de Paris à Donetsk

A la fin des années 80, la France s’est cherché un nouveau Platini, elle a eu Zidane. En 2006, le peuple bleu se met à la recherche du successeur du double Z. En finale de la coupe Gambardella, beaucoup pensent l’avoir trouvé. Le style n’est pas identique mais l’aisance technique est similaire. Marvin Martin vainqueur de la compétition avec Sochaux cette année, est la révélation. Du haut de son mètre soixante et onze, le numéro 10 va d’abord confirmer. Un doublé pour sa première sélection en bleu face à l’Ukraine le 6 juin 2011 qui accentue la comparaison avec Zidane. Ce sera finalement le début de la fin pour le meneur de jeu. Car depuis sa signature au LOSC en juin 2012, Martin n’a aligné que contreperformances et blessures. A 28 ans, le temps tourne en sa défaveur.

2008, quel gâchis

Certainement l’une des finales qui a rassemblé le plus de jeunes talents sur la pelouse du stade de France. On retient les noms de Yacine Brahimi et Gabriel Obertan. Mais plus que ces deux joueurs, comment ne pas s’attarder sur Yann M’Villa. Une frappe de 25 mètres ce soir-là pour participer au festival rennais qui étrille Bordeaux 3-0. Le milieu breton est alors la star de demain. Personne n’en doute. Doué techniquement, le joueur fait preuve d’une maturité impressionnante à seulement 18 ans. Deux ans plus tard, il devient sans surprise l’un des cadres de l’équipe de France de Laurent Blanc. En 2012, le sélectionneur des bleus décide de le laisser à la disposition des espoirs pour une double confrontation importante face à la Norvège pour la qualification au prochaine Euro. Entre les deux matchs, le joueur s’offre une sortie nocturne avec plusieurs de ses coéquipiers. Petite cause, grande conséquence, la France s’incline au retour. M’Villa est tenu responsable et écope d’une suspension de deux ans par la fédération française. A Rennes, la relation avec Fréderic Antonetti est consommée. Le joueur choisit l’exil  à Kazan en 2013 avant de rejoindre Sunderland à l’été 2015. Le joueur galère dans la course au maintien. Indéniablement le plus gros talent gâché de ces dernières années.

Il est loin le temps où M’VIlla était un cadre de l’équipe de France
crédit photo : M6.fr

2009, Rien n’est perdu

Montpellier remporte la coupe Gambardella face à Nantes 2-0. Une victoire qui annonce le triomphe de 2012 en ligue 1 pour les hommes du président Loulou Nicollin. Younès Belhanda sera le meneur de jeu de ces équipes. Vif balle au pied, le franco-marocain est un plaisir pour les yeux. Doucement mais surement le joueur fait ses preuves au plus haut niveau jusqu’à remporter la ligue 1 en 2012 avec son club formateur. La suite, un transfert surprenant au Dynamo Kiev avec des hauts et des bas avant de se relancer cet hiver du côté de Schalke 04.  Un choix judicieux qui a permis à l’ancien montpelliérain de remettre sa carrière à l’endroit. A 26 ans, Belhanda pourrait revenir rapidement dans les petits papiers des plus grands clubs.

2011, la gauche caviar

Comme M’Villa, son comportement avec les espoirs a failli lui coûter cher. Layvin Kurzawa vainqueur de la Gamberdalla avec Monaco a pourtant réussi à passer entre les mailles du filet. Arrière gauche porté sur l’offensive, le joueur a séduit les amateurs de ligue 1 la saison passée. Son transfert au début saison vers le PSG l’a peut-être ralenti dans sa progression. Barré par Maxwell, le joueur originaire de Fréjus est devenu une doublure de luxe. Un poste qui pourrait lui faire manquer l’Euro en juin prochain. Il n’empêche que Layvin Kurzawa a un avenir radieux devant lui. Après tout, l’ancien monégasque n’a que 23 ans.

2012, confirmation difficile

Le premier sacre pour Nice dans la compétition. Face à Saint-Etienne, les Aiglons s’imposent 2-1. Le gardien niçois Mouez Hassen brille dans ses cages. Il intègre logiquement le groupe pro la saison qui suit en tant que troisième gardien. Il dispute trois matchs de coupe cette année-là avant de prendre place trente fois dans les buts niçois en 2014-2015. Cette année, le portier a perdu sa place à cause d’une suspension en début de saison puis d’une blessure. A 21 ans, Mouez Hassen semble stagner et manque parfois de caractère pour s’affirmer comme un titulaire indiscutable. La confirmation est donc difficile comme pour beaucoup avant lui.

Nicolas Dhinaut

crédit photo : http://www.lesremplacants.com/