Quatre gares pour le prix d’une

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Quatre nouvelles stations accueillent les Niçois depuis la fermeture de la gare routière.

La gare routière a plié bagages! Hier, de nombreux Niçois sont venus admirer ou contester sa démolition. «C’était un vrai poumon noir pour la ville. Cette gare prenait énormément de place. Elle n’était pas jolie. Je pense que ça va embellir Nice», raconte Arlette, une sexagénaire, niçoise dans l’âme. Mais elle avoue éprouver une certaine mélancolie: «Ce qui me chagrine, c’est de voir disparaître un lieu ou j’ai tellement de souvenirs…» A présent, la gare routière cède sa place à un grand espace vert. Mais ce n’est pas tout. «Il parait qu’il y aura un parking souterrain immense, annonce Jean Marc, un Niçois de 54 ans. Ca va permettre aux Niçois de trouver une place sans tourner des heures.»

La fermeture définitive de la gare routière remonte au 5 janvier. Depuis, des modifications au niveau des terminus ont déjà eu lieu. Quatre nouvelles stations accueillent à présent les usagers. La principale se trouve à Saint-Jean d’Angély. Elle assure une grande partie des trajets départementaux et régionaux. Mais, pour monter au ski, il faudra se rendre avenue Thiers. Pas de panique pour ceux qui ont un avion à prendre, la nouvelle ligne de bus place Blanqui conduit à l’aéroport. Et pour toutes les lignes internationales, c’est à l’Arénas que ça se passe.

«Certains se trompent encore de station»

Pour certains usagers habituels, le déménagement de la gare n’est pas un souci. Ça pourrait même en arranger quelques uns, comme le souligne Nabil, un jeune étudiant de 21 ans: «Mon nouvel arrêt de bus se trouve à Saint-Jean d’Angely. J’habite juste en face». Pour d’autres, c’est un véritable casse-tête. «Même si nous sommes plutôt bien informés des nouveaux emplacements pour prendre notre bus, certains se trompent encore de station et loupent un rendez-vous important. Il faut du temps pour changer nos habitudes», explique Carole, une mère de famille qui prenait le bus à la gare routière tous les matins pour gagner son lieu de travail. «J’habite en face de l’ancienne gare routière. A présent, je dois me rendre à Saint-Jean d’Angely à pied pour prendre mon bus. Je dois partir presque une heure à l’avance. C’est la course contre la montre tous les matins!» se désespère Carole.

En 2016, deux gares multimodales accueilleront les usagers à l’ouest et à l’est de la ville pour faciliter les échanges entre tous les modes de transports. Mais il faudra encore attendre cinq ans.

Marine ROSSETTO