Quand la bouffe fait mal

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Un jeune adolescent est décédé après avoir mangé dans un fast food. L’autopsie n’a ni infirmé, ni confirmé la thèse de l’intoxication alimentaire. Ce drame soulève malgré tout l’efficacité des contrôles sanitaires. Qu’en pensent les sociétés visées ?Samedi soir, un père et son fils de 14 ans décident de manger dans un fast food. Très vite, les deux individus sont victimes de vomissements et de violents maux de tête. Le père retrouvera la forme. Mais le jeune adolescent n’a pas échappé au drame: il décèdera le lendemain matin, sans que cette mort ne soit directement imputable à son repas.

Cette mort un peu mystérieuse fait rebondir le problème de la restauration que souligne Jef, employé chez Quick à Nice: «Aujourd’hui, tout le monde peut s’arroger le titre de restaurateur. Le diplôme n’est pas obligatoire pour pouvoir exercer. Pourtant, être cuisinier n’est pas simple. C’est tout un métier!» Les écoles hôtelières délivrent des certificats et des diplômes. Mais il n’est pas obligatoire d’en posséder un pour ouvrir un fast food.

Des exigences sanitaires et diététiques

Aujourd’hui, de plus en plus de Français ont recours à la «malbouffe», pour la rapidité et la facilité. Mais le problème majeur pour les restaurateurs reste l’hygiène. Nicolas, employé au KFC de Nice Lingostière, explique qu’«un cuisinier se doit de suivre des règlementations strictes comme par exemple la chaîne du froid. La mort soudaine du jeune est peut-être le résultat d’un cuisinier malade qui a transmis ses microbes».

Employée à Macdo, Céline rejoint l’avis de Nicolas. «Depuis la crise de la vache folle, les restaurateurs proposent de plus en plus de fruits et légumes. Mais il est encore indispensable de revoir les conditions sanitaires et diététiques. Il ne s’agit pas de bannir la restauration rapide mais peut-être de privilégier certains aliments plutôt que d’autres.»

La France a pourtant toujours été très exigeante en matière de contrôle sanitaire. Mais cela n’empêche pas de nombreux établissements d’échapper à leur vigilance. Pour Céline, ce drame était un «accident du métier». Elle rappelle que «même sur les Champs-Elysées, un très grand restaurant, réputé pour son côté luxueux, a déjà rencontré quelques problèmes d’hygiène lors un contrôle sanitaire.»

Marine ROSSETTO