Pourquoi la 3e montée du LOU en Top 14 pourrait être la bonne…

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Avec 26 points d’avance sur son dauphin, le Lyon Olympique Universitaire (LOU) reçoit Perpignan ce soir pour valider sa montée en Top 14. Habitué à faire l’ascenseur dans l’élite du rugby français depuis 2010, le LOU parviendra t-il enfin à se pérenniser au plus haut niveau?

Avec 21 victoires en 23 rencontres, le LOU a écrasé la concurrence dans ce championnat de Pro D2. Déjà champions en 2010 et 2014, les Lyonnais n’ont jamais caressé l’espoir de se maintenir l’année d’après terminant à chaque fois lanterne rouge du Top 14.

Le parcours quasi sans faute de cette année a permis aux dirigeants de se projeter plus rapidement sur la saison prochaine. Si le Top 14 est de plus en plus relevé chaque année, le LOU a de bonnes raisons de croire en lui, comme l’indique Julien Plazanet journaliste à Rugbyrama: « D’un point de vue structurel, le LOU montre, par ses installations, qu’il est déjà un club de Top 14 depuis 4-5 ans. Quant au sportif il a, je pense, ciblé ses erreurs ».

Après avoir fait table rase du passé à l’orée de l’exercice 2015/2016, l’ancien club de Sébastien Chabal a décidé de repartir sur de nouvelles bases. L’arrivée de Pierre Mignoni est le symbole de ce nouveau visage. Après avoir fait ses gammes en tant qu’entraîneur-adjoint du RC Toulon de 2011 à 2015, l’ancien « Jaunard » est arrivé entre Rhône et Saône en tant qu’entraîneur principal avec un projet concret.

Pour Julien Plazanet, Pierre Mignoni est l’homme de la situation: « Je crois qu’il est capable de réussir ce challenge mais comme toujours, il va falloir trouver l’alchimie car il y a beaucoup de recrues ».

12 recrues officielles

Premier budget de Pro D2 et dixième du rugby professionnel, le LOU est rarement confronté à des problèmes de recrutement. Toutefois, les nouveaux arrivants n’ont pas toujours fait l’unanimité du côté du Matmut Stadium.

Cette année, le président Roubert et son staff ont fait preuve de cohérence au sujet des transferts. Pour l’heure, douze joueurs ont signé quand douze devraient partir vers d’autres cieux. Entre jeunesse et expérience, le pari a tout pour être gagnant.

En témoigne les arrivées d’internationaux comme Delon Armitage (Toulon) et Mike Harris (Melbourne Rebels) ou la venue du jeune Théo Belan (Toulon).

En grande difficulté dans l’épreuve de force durant sa dernière saison en Top 14, Lyon a décidé de recruter pas moins de huit joueurs de devant. Ancien joueur et entraîneur sur les bords de la Rade, Mignoni a fait venir cinq joueurs du RCT qu’il connaît parfaitement.

Le Néo-Zélandais Kendrick Lynn, actuellement trois-quarts centre du LOU, est fortement pressenti pour entrainer les lignes arrières la saison prochaine. Après s’être entouré de Sébastien Bruno avec qui il a évolué aussi bien à Toulon qu’en équipe de France, Mignoni prouve qu’il veut bâtir de manière construite. En atteste également le choix de conserver 25 joueurs du groupe actuel pour la saison prochaine.

Cette ligne directrice a donc tout pour permettre au Lyon Olympique Universitaire d’arriver à durer au plus haut niveau. « Des trois montées, je pense que le LOU aura la saison prochaine l’équipe la plus compétitive, je lui donne 60% de chances de se maintenir », conclut Julien Plazanet.

Les 12 recrues: Alexandre Menini (Toulon) ; Stéphane Clément (Biarritz) ; Francisco Gomez-Kodela (Bordeaux-Bègles) ; Karena Wihongi (Castres); Mickaël Ivaldi (Montpellier) ; Franco Mostert (Lions) ; Josh Bekhuis (Blues) ; Maselino Paulino (Scarlets) ; Virgile Bruni (Toulon) ; Mike Harris (Melbourne Rebels) ; Théo Belan (Toulon) ; Delon Armitage (Toulon).

Quentin Berthomé