Pour le LOSC : c’est maintenant ou jamais

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Si cette 21e journée de Ligue 1 a encore montré des signes inquiétants aux deux Olympiques et à Rennes, Lille et Paris ont prouvé qu’il fallait bien compter sur eux pour le sprint final du championnat de France. Grâce à leur nouvelle victoire lors du derby face à Lens (1-0), les Lillois comptent 7 points d’avance sur l’OL et 8 sur L’OM ; Paris reste à l’affût à quatre points de l’équipe de Rudi Garcia.

Samedi à 21h, Lille était sous pression après la victoire du PSG à Arles-Avignon (1-2). Toujours leader, les Lillois ne comptait plus qu’un petit point d’avance sur la formation d’Antoine Kombouaré. Privés d’Hoarau et avec un Nenê sûrement affecté par sa non sélection pour France – Brésil, les Parisiens ont dû s’en remettre à un duo Luyindula-Erding peu prolifique cette saison. Heureusement pour l’équipe de la Capitale, Erding – qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis la 14e journée de championnat et une victoire face à Caen (2-1) – a retrouvé de bonnes sensations et a inscrit son premier doublé de la saison.

Rennes étrillé à Sochaux

Outre cette victoire parisienne en Provence, les Lillois ont vu deux de leurs concurrents directs s’effondrer. Rennes a été étrillé par Sochaux dans le Doubs. Après un match catastrophique, les joueurs de Frédéric Antonetti sont rentrés en Bretagne avec une belle valise : 5-1. Une équipe méconnaissable, sûrement à cause d’un excès de confiance. Surtout, Douchez a été exclu et Mangane est sorti sur blessure alors que Frédéric Antonetti avait déjà effectué ses trois changements : Rennes a terminé son après-midi cauchemardesque à 9 contre 11.

Lyon s’effondre à Valenciennes

L’autre cinglante déroute de la journée a été celle de Lyon sur le terrain de Valenciennes. La défaite 2 buts à 1 des Rhodaniens ne reflète que très mal la rencontre, tant ils auraient pu (dû) encaisser plus de buts encore. L’équipe de Claude Puel, qui avait bizarrement choisi de laisser Lisandro sur le banc, a sans doute livré sa plus mauvaise copie de la saison, voire de la décennie. Complètement amorphes, aucun des joueurs présent sur le terrain au coup d’envoi n’a su trouver ne serait-ce qu’une bribe de son football. Un Gourcuff inexistant et surtout qui a gâché une bonne dizaine de coups de pieds arrêtés, un Gomis sans ballon, et surtout un Cissokho qui a enchaîné bourde sur bourde. Les Lyonnais ont croulé sous les offensives valenciennoises avant de véritablement couler à Nungesser. Si la rentrée de Lisandro a redonné de l’envie aux troupes lyonnaises en fin de rencontre, elle aura été loin d’être suffisante pour revenir au score.

Lille assure grâce à son banc

Les Lillois ont « fait le travail » face aux relégables lensois : le LOSC s’est adjugé samedi soir le derby du Nord-Pas-de-Calais dans ce choc des extrêmes. Une bonne opération donc, mais que ce fut difficile pour Lille de se dépêtrer des mailles lensoises ! Après une première période insipide, la seconde période a d’abord commencé de la même manière avant que Rudi Garcia mette sa science en exergue : Florent Balmont et la fusée Moussa Sow sortent et sont remplacés par Obraniak et De Melo. Coaching payant : à la 68e minute, sur un centre d’Eden Hazard, Obraniak dévie magnifiquement pour le Brésilien De Melo, qui crucifie Runje d’un bel extérieur du pied droit. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut un banc solide pour devenir champion et Lille a prouvé samedi qu’il en avait un.

L’effet Jelen n’a pas eu lieu

Malgré le retour de Jelen, l’AJ Auxerre est allé s’incliner 2-0 au Stade Malherbe face à des Caennais très en jambes. Les joueurs de Franck Dumas ont enfin montré en match les belles qualités techniques déclinées à l’entraînement depuis des semaines. Leurs belles combinaisons sont assez facilement arrivées à bout des Bourguignons. Caen marque des points dans la course au maintien, tandis que l’AJA se rapproche de plus en plus de la zone rouge.

Brest toujours muet

Lorient s’est imposé à domicile 2 à 0 face au Stade Brestois. Kevin Gameiro a une fois de plus été fantastique à seulement dix jours de France Brésil : trois occasions et deux buts. Le buteur breton porte son compteur but à dix unités grâce à son troisième doublé consécutif. De son côté, Brest n’a plus gagné ni marqué en Ligue 1 depuis deux mois et dix rencontres. Un constat inquiétant pour les anciens leaders-surprise du championnat de France.

Sans Payet, Saint-Etienne renoue avec la victoire

Après leurs défaites face à Clermont en Coupe de France et à Lens en championnat, les Verts se devaient de réagir face à Toulouse. Sans Dimitri Payet courtisé par le PSG et écarté du groupe stéphanois pour avoir séché un dîner avec le reste du groupe, les joueurs de Christophe Galtier ont réussi à s’imposer après un combat de 90 minutes, grâce au premier doublé en Ligue 1 de Bakary Sako. Le TFC repart du Forez avec 0 points malgré un superbe but de Franck Tabanou d’une frappe de 25 mètres en pleine lucarne.

Montpellier en grande forme

Grâce à un Jourdren énorme dans le but, Montpellier s’est imposé 2 buts à 1 à Nancy et réalise une excellente opération. Avec 3 points, les Héraultais remontent à la cinquième place et reviennent à seulement un point du podium. Les joueurs de René Girard continuent ainsi leur bonne série : cinq matchs sans défaite en Ligue 1 (dernière en date face à l’OL). Les coéquipiers de Joris Marveaux ont remporté les 3 points dans la douleur face à l’ASNL. Après avoir été menés au score dès la 2e minute et un but de Youssouf Hadji, Camara a égalisé à la 7e minute, et Gary Bocaly a offert la victoire aux siens à la 57e grâce à une frappe puissante des 30 mètres.

Bordeaux renaît grâce à Chalmé

Pour la 21e fois en autant de journées de Championnat, l’entraîneur bordelais a modifié son équipe de départ, ce dimanche contre Nice. Si les Girondins ont souvent été pénalisés par les blessures, ils pouvaient compter cette fois sur le retour tant attendu de Mathieu Chalmé sur le flanc droit de la défense. En plus d’avoir réalisé un match quasi-parfait, le Bordelais a permis à Fernando d’en faire autant en lui permettant de retrouver le milieu de terrain aux côtés d’Alou Diarra. Contraint de jouer les pompiers de service en défense ces dernières semaines, le Brésilien a fait montre de toute sa classe aux côtés d’Alou Diarra. Sa vision du jeu et la qualité de son pressing ont fait des merveilles : Pejcinovic en a fait le frais sur le but de Modeste (son 8e en Ligue 1) après s’être fait chiper le ballon devant sa surface.

De leur côté, les Niçois s’approchent encore un peu de la zone rouge. Privé de Bamogo, Bellion et Mouloungui, Eric Roy a été contraint de titulariser Mamadou Bagayoko (seulement 28 minutes de Ligue 1 cette saison). En manque de rythme, l’attaquant Malien a été aussi amorphe que Danijel Ljuboja : aucune occasion à eux deux. Avec cette huitième défaite en Championnat, l’OGC reste à portée de fusil (1 point) de Lens, premier relégable. De quoi donner des frissons à la mairie niçoise quant au financement du futur stade…

L’OM ne joue pas

Enfin dimanche soir au Stade Louis II, Marseille et Monaco ont sûrement disputé le match le plus ennuyeux de la saison. Si les trois points étaient vitaux pour les deux équipes, aucune d’entre elles n’a su prendre suffisamment de risques pour espérer marquer. Privé de Brandao, suspendu, et de Valbuena blessé à l’entraînement cette semaine, Didier Deschamps avait choisi de laisser une fois de plus le couloir gauche de l’attaque phocéenne à Gignac, et de placer Rémy dans l’axe, lui qui retrouvait (enfin) une place de titulaire. Un schéma qui n’a rien montré, à part les limites du jeu plus que prévisible de Gignac, et les carences physiques d’un Rémy en manque flagrant de puissance physique. A part quelques accélérations en deuxième mi-temps, les Olympiens inquiètent de plus en plus : ils ne montrent absolument aucun fond de jeu. Pire, Lucho, le chef d’orchestre de la Cannebière semble bien loin de son niveau. Seuls Mandanda d’un côté et Mahamadou Diarra de l’autre ont convaincu. L’un par sa sérénité habituelle et l’autre par la justesse de son jeu, malgré son manque de temps de jeu cette saison et seulement 5 apparitions avec le Real Madrid. Avec 8 points de retard sur le leader, il faudra un miracle pour que Marseille soit en mesure de défendre encore son titre en fin de saison, voire même de se qualifier en Ligue des Champions.

Baptiste Quenaudon