Pollution – La France, second souffle pour les expatriés chinois

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Alors que la Chine vient d’atteindre un pic de pollution avec par endroits une densité de particules nocives 50 fois supérieure au plafond recommandé par l’OMS, la situation en France ravit certains expatriés chinois.

La Chine recense 1,6 millions de morts chaque année à cause de la pollution de l’air selon une étude réalisée par le programme CAFE, contre 42 000 en France. Pendant que certains personnes en Chine sont contraintes d’installer des purificateurs d’air dans les salles de cours et dans les chambres, la situation en France semble être moins contraignante. « Ce qui m’a fait bizarre en arrivant en France, c’est de pouvoir boire l’eau du robinet. Ce qui est impossible en Chine tellement les eaux sont polluées » remarque Mei Yu Pékinois, étudiant à Nice. Il peut désormais faire du sport sans se préoccuper de l’air pollué et a mis de côté son masque depuis son arrivée en France. « Je n’ai plus mal à la tête et la gorge ni les yeux qui piquent, je me sens nettement mieux » ajoute-t-il.

Emissions de gaz à effet de serre en France et Chine en Co2©source banque mondiale

Lors des jours de crise, la question d’envoyer ses enfants à l’école se pose en Chine et les personnes fragiles se retrouvent cloîtrées chez elles. En 2013, Shanghai n’aurait connu que 52 « bons jours en terme de qualité de l’air. » Quand l’indice de l’air pollué dépasse les 50 [sur une échelle pouvant aller jusqu’à 300 NDLR], c’est la panique en France alors qu’en Chine si on est à 150, tout le monde est content » explique Gao Bao expatrié chinois vivant à Lyon. Au début, il n’était là que pour quelques mois mais il a finalement décidé de rester en France principalement pour ne pas retrouver la pollution chinoise. « même mon chien devait porter un masque, ça devenait insoutenable »

Lors d’un documentaire réalisé l’an dernier, la journaliste Chai Jing expliquait que les Chinois ne se rendaient pas tous compte du problème de la pollution car certains d’entre eux n’ont jamais vu le ciel bleu de leur vie. A trois semaines de la Cop21, la Chine veut rattraper son retard et a émis le souhait de réduire son intensité carbonique de 65%.

 

 Iris Bertin