Plan « anti hold-up » : premier bilan à mi-parcours

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Pendant les fêtes, sur la Côte d’Azur, les braqueurs sont en ligne de mire. Malgré l’absence de statistiques, le plan « anti hold-up » fait son effet.

Avec les fêtes, vient le temps des braquages. Cette année, les autorités locales ont réagi en avance. Depuis le 19 novembre, dans le cadre du plan « anti hold-up », la Côte d’Azur est placée sous «haute surveillance ». A Nice, les patrouilles se font plus nombreuses. Pour cause, « à partir du moment où plus d’argent circule, les attaques se multiplient », explique Christophe Crépin, chargé de communication du syndicat UNSA de Police.

Un dispositif important qui n’a pas empêché le braquage, en plein jour, de la bijouterie « La Main d’Or », le 24 novembre dernier, à Nice. Pour autant, l’efficacité du plan « anti hold-up » n’est pas remise en cause : difficile de savoir combien de braquages ont pu être évités grâce au plan. Christophe Crépin l’assure : « Les fonctionnaires sont là, nombreux. Dès qu’une situation bizarre se présente, il y a intervention ».

Début novembre, « l’Atelier Bijoux d’Or » s’était fait cambriolé. Aujourd’hui, ils sont rassurés.

Pour les commerçants, l’effet est garanti. La présence de la police dissuade. A « l’Atelier Bijoux Or » à Nice, Solly Karsenti, gérant, se réjouit de ces dispositions exceptionnelles : « C’est une action dissuasive ». Victime d’un cambriolage début novembre, le bijoutier se satisfait de ce plan. « En tant que commerçants nous ne sommes pas sereins. La présence des forces de l’ordre nous rassure. Maintenant, on sait que la police est là ».

Le contact a son importance. Pour Christophe Crépin, du syndicat UNSA de Police, « il s’agit aussi de faciliter le contact entre forces de l’ordre et commerçants. Le but est aussi de les sensibiliser à des activités criminelles de plus en plus violentes ».

Andréa Lebourgeois / Maxime Raton