Patrimoine bien gardé

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Football – Depuis le début des années 90, les buts des Aiglons sont gardés par des hommes talentueux, qui ont fait du poste de gardien une référence sur la Côte d’Azur. Et la tradition devrait se poursuivre avec l’arrivée du prometteur Raul Fernandez.Il est sans doute le précurseur, le point de départ d’une espèce en voie de développement à Nice : Lionel Letizi, né et éduqué à Nissa la Bella. Il va bientôt quitter les pelouses de Ligue 1 et du monde professionnel, mais ses 18 années de carrière et son héritage ont animé plus d’un de ses successeurs. Il ne faut pas oublier celui qui l’a inspiré, Bruno Valencony, chevelure volage, guide de la génération 2000 des gardiens du Gym.

La réussite d’Hugo Lloris

« La donne a changé. Le travail d’un gardien de but, c’est un tout aujourd’hui : parler, rassurer, analyser et guider notre équipe ». François Lemasson, 437 matchs en pro et entraîneur des gardiens à Cannes parle en connaisseur. Le dernier rempart joue un rôle prépondérant dans le foot moderne. « Il n’y a que les Anglais qui sont restés à l’âge de pierre avec des gardiens très costauds et qui restent dans leurs cages » et qui fatalement sont bien moins performants que sur le territoire français. Depuis le passage de Letizi, un homme a fait l’unanimité et est aujourd’hui l’un des tous meilleurs au monde. Hugo Lloris, capitaine en équipe de France, et décisif du côté de Lyon. Pas facile de suivre le modèle. Chauvinisme un peu, mais pas tellement puisque les étrangers débarquent aussi en force depuis plusieurs années. Avec plus ou moins de réussite sauf…à Nice.

Ospina assure, Fernandez rassure

Un homme remplit les rubriques transferts depuis plusieurs semaines. Son nom couvre les pages des quotidiens et s’envole même à l’étranger. Ce gardien tant prisé n’est autre que David Ospina, meilleur Aiglon depuis deux saisons. Sans le Colombien, l’OGC serait peut-être ailleurs qu’en Ligue 1 (le portier a prolongé son contrat jusqu’en 2013). Mais avec lui, c’est une des défenses les plus sûres du championnat (7e avec 17 buts encaissés). Sauf qu’un tel joyau ne peut faire son nid éternellement du côté du Ray. Pas un problème pour Bruno Valencony, qui a déjà trouvé un successeur : le Péruvien Raul Fernandez. « J’ai visionné des matchs l’année dernière où il a été champion au Pérou et où il a été élu meilleur gardien. Je suis allé sur place pour voir ses valeurs humaines et il m’a beaucoup plu. Les dirigeants m’ont donc suivi dans ce choix. C’est un gardien très complet, de bon gabarit, très explosif et qui est Sud-Américain, donc on connait ces qualités-là maintenant ! »Avec deux ou trois démons en attaque, l’Olympic Nice Stadium pourrait devenir le paradis du foot azuréen.

Matthias Duchez