Pas d’expansion du mètre carré

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Le groupement d’agence ORPI de la Côte d’Azur tire ce mardi un bilan de l’année 2011. Avec un prix moyen du mètre carré à la baisse et la désertion des acheteurs, l’année 2012 s’annonce morose pour le secteur immobilier. Ni catastrophique, ni franchement enthousiasmant. C’est le constat des professionnels de l’immobilier Azuréens sur l’année 2011. Afin de mieux en tirer les conclusions et appréhender l’année 2012, le groupement d’agences ORPI de la Côte d’Azur tient, ce mardi, une conférence de presse.

Le m² à la baisse

Après une belle envolée des prix en début d’année, une stagnation cet été et une baisse au dernier trimestre, les professionnels du secteur voit 2012 d’un œil morose. Selon ORPI, le prix de l’immobilier à Nice est resté exceptionnellement bas et cela n’ira pas en s’arrangeant pour les mois suivant. En moyenne, il faut compter 3990 euros du mètre carré, soit 0,56% de moins que l’année dernière. « Une mauvaise nouvelle pour ceux qui vendent », explique Philippe-Laurent Calosso, directeur de l’agence immobilière CETIC, « et pour les intermédiaires, comme moi, qui voient leurs transactions baisser d’autant ».

Acheteurs aux abonnés absents

Autre problème, le prix du marché devrait attirer les clients. Pourtant, ils ne sont pas au rendez-vous. Selon ORPI, près de 5300 biens immobiliers ne trouvent pas preneurs en 2011. Soit ils sont fixés à des prix inabordables, soit ils sont situés dans des quartiers délaissés. Pour l’agent immobilier CETIC, il faut « remettre les choses dans leur contexte. Avec la crise, les acheteurs sont plus hésitants et les taux des crédits à la hausse n’aident pas ». Enfin, il reste la particularité niçoise : celle d’être coincée entre montagne et mer, d’où un évident problème de constructibilité. « Il n’y a plus de terrains constructibles en bord de mer et très peu de possibilités de s’étendre au nord », continue Philippe-Laurent Calosso.

Malgré la baisse du prix du mètre carré, les Alpes-Maritimes restent l’un des départements les plus chères de France. D’une ville, ou d’un quartier, à l’autre, la transaction peut passer du simple au double.

Charles Manalt