Attentats de Bruxelles: « On m’a dit de rester dans mon bureau. La police est partout »

0
84

Joao Pereiro, un Portugais de 23 ans, est stagiaire à la commission européenne de Bruxelles.

« Je n’ai pas entendu l’explosion, mais j’ai compris que quelque chose n’allait pas quand on m’a dit de rester dans mon bureau. Je ne peux pas sortir du bâtiment, ni même descendre au rez-de-chaussée, les escaliers et ascenseurs sont bloqués. La police est partout. C’est très triste ce qui arrive ici à Bruxelles. Rien ne peut justifier une attaque terroriste ou n’importe quelle autre action qui s’en prend à la dignité humaine, physiquement comme moralement. Personnellement je pense que c’est une vengeance pour l’arrestation récente de Salah Abdeslam, le cerveau des attentats de Paris. J’espère que l’Europe va enfin s’unir et chercher des solutions concrètes après cette nouvelle attaque. Cette dernière a ciblé et atteint avec succès le cœur du projet européen, elle a en a ébranlé ses fondations. Cependant je pense qu’elles sont toujours là. C’est donc l’occasion pour nos dirigeants de saisir l’opportunité de discuter et de repenser de nouvelles solutions pour la sécurité afin que la répétition d’événements de cette importance ne s’installe pas. Et il est aussi important de garder une chose en tête: réfugiés et terroristes sont deux choses et deux problèmes différents. Nous devons nous concentrer à faire tomber les barrières qui nous empêchent de coopérer, nous devons nous unir pour trouver des solutions communes au lieu de construire un mur entre nous et ceux qui fuient les mêmes oppresseurs que ceux que nous craignons. »

Propos recueillis par Mélina Nicolleau