Noël à la russe

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Les Niçois orthodoxes sont à la fête. Le 6 janvier, ils célèbrent pour une deuxième fois Noël. Parmi les concernés, Youri, un Niçois d’origine russe. L’occasion pour lui et sa communauté de célébrer différemment la naissance de Jésus. « Rojdestvom Kristovom !». Deux semaines après Noël, Youri, un retraité niçois, s’apprête à remettre le couvert. Fini la dinde, place au borch et autres spécialités slaves. Né en Russie, Youri est arrivé à Nice à l’âge de dix ans exilé avec ses parents, tsaristes, pour fuir les Bolchéviques. Il est élevé dans la pure tradition orthodoxe. Sa vie est rythmée par le calendrier romain mais aussi grégorien. « Vivre ici nous a permis de continuer à pratiquer notre religion, interdite sous l’ère soviétique». Noël devient alors une occasion de rassemblement. « Toute la diaspora russe se réunissait à la cathédrale Saint-Nicolas pour la messe, puis on dinait en famille et avec les amis ». Depuis, Youri continue de fêter Noël le 25 décembre et le 6 janvier.

Un Noël festif

« L’essentiel, c’est la vodka! ». A table, le repas russe s’organise autour de toasts. « Avant de débuter le diner, le patriarche demande que tous les convives boivent à la santé de la maîtresse de maison ». Une fois ce premier verre bu, et d’une seule traite, n’importe qui peut se lever et trinquer à ce qu’il souhaite. « Sans la vodka, il n’y a plus de fête mais il ne faut pas en abuser, je pense que dix verres suffisent, après on est « mort » !».

Autre élément essentiel : la cuisine. « Tous les plats sont déposés en même temps sur la table ». On y déguste du borch, (soupe à la betterave), des pirojkis ( feuilletés), du saumon ou encore du hareng fumé. C’est une fois ce festin achevé que peuvent débutent les chants, les danses et l’ouverture des cadeaux… le tout « en buvant une dernière vodka ». Nasdrovie!

Victoria Kopiloff

crédit photo: V.K