Nice : les pigeons roucoulent sous surveillance

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Pigeon à Nice
Un pigeon dans la ville de Nice ©Nelly Daubord
Pigeon à Nice
Un pigeon dans la ville de Nice ©Nelly Daubord

La ville de Nice a récemment été récompensée pour sa nouvelle politique de régulation des pigeons. Les nouvelles méthodes sont plus douces et obtiennent l’unanimité.

Il est gris, très envahissant et pas toujours bien apprécié. Il a tout de même réussi à faire gagner un trophée à la ville de Nice, décerné par la fondation Clara. Le pigeon biset, à distinguer du columba et du ramier, est celui qui vit en milieu urbain. Depuis février 2011, la métropole azuréenne a installé cinq pigeonniers contraceptifs. Le but : maîtriser les colonies de la population à plumes qui oscille entre 15 et 20 000 individus. A l’initiative du projet, le  Docteur Andrée Alziari-Nègre, adjointe au maire de Nice et déléguée à la protection animale, y voit bien des avantages : « Les pigeonniers nous permettent de suivre l’état sanitaire des pigeons. Chaque semaine, les techniciens vérifient les 120 cases de chaque cabane et traquent les oiseaux malades. Les pigeons infectés sont euthanasiés. Cela évite la propagation de maladies et limite le risque de transmission de germes à l’être humain. » Une sélection est aussi faite au niveau des naissances. Un œuf sur deux est secoué puis stérilisé pour éviter la surpopulation.

Une technique moins cruelle

L’ancienne méthode consistait à capturer et à gazer les volatiles. Les nouvelles techniques mises en place par la ville de Nice sont saluées par les associations de protection des animaux. Tangi Corveler, responsable de l’antenne maralpine de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) nous le confirme : « Nice a réussi à réguler les populations de pigeons tout en évitant les méthodes barbares. Il faut savoir que le pigeon biset est une espèce sans prédateur, souvent nourrie par la population et qui trouve refuge dans les nombreuses cavités de nos villes. Une réduction effectuée par l’Homme est donc nécessaire ».

Nelly Daubord et Martin Alargent