Nice : L’inquiétante continuité

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En novembre dernier, l’OGC Nice alors 17ème de Ligue 1, a procédé à un remaniement interne pour tenter de mettre un terme aux mauvais résultats. Plus à l’aise à un poste de manager général, Eric Roy a été remplacé par son adjoint, René Marsiglia, sur le banc de touche du Gym. Trois mois après rien a changé et les Aiglons flirtent toujours avec la zone rouge.

Le 15 novembre 2011, dix jours après une sixième défaite en championnat sur la pelouse de Marseille (2-0), l’OGC Nice annonce le départ de l’entraîneur Eric Roy, supplée par son adjoint René Marsiglia jusqu’à la fin de la saison. « Avec un entraîneur venu d’ailleurs, on serait reparti de zéro. Manager, entraîneur on a les bonnes personnes à l’intérieur du club ». Pour Jean-Pierre Rivère, offrir les rênes de l’équipe à Marsiglia tombe donc sous le sens. Le groupe ne sera pas surpris par une nouvelle méthode de travail ou un discours opposé à celui d’Eric Roy. Le coach niçois en a d’ailleurs fait son cheval de bataille dès ses premières conférences de presse : « Je veux travailler dans la continuité ». Un discours inquiétant vu les résultats sportifs du club qui s’explique par la situation très compliquée dans laquelle il se trouve. En effet, bouleverser l’équipe reviendrait à renier les choix d’Eric Roy, avec qui Marsiglia a travaillé pendant une saison. Et par conséquent, se mettre à dos le manager sportif du club. Résultat : rien ne change et aucune amélioration dans le jeu, la mentalité où les résultats n’est à noter.

Erreurs à répétition

En totale perte de confiance, l’équipe cumule les erreurs individuelles qui coûtent très cher. En atteste le premier match de Marsiglia contre Saint-Etienne. Coupable d’une mauvaise relance, Civelli a mis sur orbite Aubameyang et provoqué l’exclusion du portier colombien David Ospina. La suite de la rencontre est une parodie de football, Mouloungui et Civelli voient rouge à leur tour et laissent leur équipe terminer la rencontre à huit.

Nice fait également partie de ces équipes rongées par un mal incurable. Celui de jouer à l’extérieur avec la certitude de ne jamais gagner, voire de toujours perdre. En treize rencontres loin de leurs bases cette saison, les Aiglons ont ramené six points (3 nuls et 1 victoire). Pire, avant de s’imposer à Bordeaux le week-end passé (2-1), ils n’avaient plus gagné en terre hostile depuis le 26 février 2011 à Saint-Etienne (2-0). Soit plus d’un an de disette !

Au départ venu d’une bonne intention, le remplacement d’Eric Roy par René Marsiglia pour relancer l’OGC Nice n’est en réalité qu’un changement de façade. Le Gym reste confronté aux mêmes problèmes et le spectre de la Ligue 2 qui flotte depuis de longues saisons au-dessus du stade du Ray, se montre de plus en plus menaçant. Jean-Pierre Rivère, arrivé au poste de président l’été dernier, souhaitait vivre une saison tranquille pour « terminer entre la 8ème et la 12ème place ». Cette année, le meilleur classement des Aiglons est une treizième place acquise au soir de la victoire face à Bordeaux (3-0, 10ème journée). Depuis son arrivée, René Marsiglia n’a jamais connu mieux que la seizième position.