Nice à l’heure dominicale

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Aujourd’hui, près d’un actif sur trois travaille le dimanche. Actuellement, principalement les professionnels assurant la sécurité des individus et des biens sont concernés. Le rapport Bailly publié lundi, vise à élargir cette liste, pour permettre une meilleure souplesse dans l’encadrement de la loi.

Les réglementations concernant le travail dominical sont jusqu’à présent très complexes. Il est difficile pour une entreprise de savoir si elle peut ouvrir le dimanche ou non. Le rapport Bailly vise à simplifier les choses et apporter plus de clarté. Selon Christian Delplancke, avocat spécialiste en droit du travail à Nice, élargir les possibilités d’ouverture le dimanche aurait un impact économique positif. « Nice est une ville très touristique. Le rapport serait bénéfique à la région. Le travail dominical permettrait de créer de l’emploi et d’augmenter l’activité des entreprises ». Christian Delplancke, poursuit, « La sacralisation du dimanche est obsolète. Le jour de repos hebdomadaire peut très bien être reporté ».

Et les commerçants niçois dans tout ça ?

Pour certains, ouvrir le dimanche est essentiel « Même si nous préférons nous reposer le dimanche, il nous est impossible de le faire, les pertes en seraient conséquentes » confie Candice Fergean, gérante du magasin Starjouet sur la Zone Piétonne à Nice. Selon elle, passer de 12 dimanche à 5 autorisés par an, serait vraiment bénéfique pour l’enseigne. A l’inverse, d’autres commerçants niçois, comme Danielle, brocanteuse aux Puces de Nice, ne voient pas d’intérêts à ouvrir ce jour. « Nous sommes autorisés à travailler le dimanche, mais ce jour ne nous rapporte aucun bénéfice ».  « Notre chiffre d’affaires, nous le faisons le lundi au cours Saleya et les autres jours aux Puces. Nous n’avons pas vu l’intérêt de continuer ».

Quelques chiffres :

-Plus de la moitié des non-salariés (soit 1,6 million), sont concerné par le travail dominical.

-80 % des salariés qui assurent la sécurité des personnes et des biens travaillent le dimanche.

-En 1990, 20% des salariés travaillaient le dimanche, 30 % sont concernés aujourd’hui.

-A Nice, le nombre d’individus travaillant le dimanche est supérieur à la moyenne nationale.

 

  Marion Dutheil et Jérémie Bac