Mutuelles : la proposition de loi sur les réseaux de soins, c’est quoi ?

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L'annonce de la proposition de loi sur les réseaux de soins des mutuelles ne fait pas l’unanimité dans les Alpes-Maritimes, à Nice notamment. Photo© Sébastien Sigaut

Demain, une proposition de loi sera examinée concernant la création d’éventuels réseaux de soins gérés par les mutuelles.

L’annonce de la proposition de loi sur les réseaux de soins des mutuelles ne fait pas l’unanimité dans les Alpes-Maritimes, à Nice notamment. Photo© Sébastien Sigaut

Qui ne s’est jamais plaint du tarif des consultations médicales ? Ou encore du prix des lunettes et des soins dentaires ? Ce sera le sujet traité par l’Assemblée Nationale le 28 novembre. Le texte permettrait aux mutuelles de mieux rembourser leurs adhérents si ces derniers appartiennent à des réseaux de soins. Des groupes de spécialistes acceptant de baisser leurs tarifs en échange d’une clientèle constante, et plus importante. Il s’agirait de 30% de réduction sur les frais d’ophtalmologie en moyenne ou encore 20% pour des prothèses dentaires. Tout ça pour une qualité similaire. Pour certains médecins niçois, la nouvelle ne semble pas avoir fait son chemin. Le Docteur Nadia Arab, praticien au CHU l’Archet, à l’image d’autres confrères, ne sait pas encore quoi en penser.

 Intégrer ces réseaux de soins n’est pas d’actualité 

Impossible de faire baisser le prix des honoraires. Il s’agît là de trouver une solution arrangeante entre les professionnels de santé et les organismes d’assurance. Du côté des patients, si l’on peut payer moins pour la même prestation, c’est une évidence. Pour Patrice, retraité et affilié des Mutuelles de France, intégrer ces réseaux de soins n’est pas d’actualité : « Même si mes remboursements seront moindres, je ne me vois pas quitter mon médecin traitant ou même mon dentiste. Ils me connaissent et j’ai confiance en eux. » Les médecins pourraient donc être rassurés, même si pour l’instant, la loi n’est pas encore adoptée.

Le plus : Les dépassements d’honoraires sont une des principales causes de difficultés d’accès aux soins. 70€ pour un spécialiste en moyenne. En 2013, les médecins à tarifs libres pourront signer un contrat limitant leurs dépassements aux tarifs de la sécurité sociale. Soit 56€ par consultation et de meilleurs remboursements pour les patients. 

Sébastien Sigaut