Moto – Rossi n’est pas mort

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Vainqueur hier du quatrième Grand Prix de la saison à Jerez, Valentino Rossi plante le décor. Celui d’une saison où il ne lâchera rien face à ses concurrents.

Mais où s’arrêtera Valentino Rossi ? En tout cas pas à Jerez. Sur la piste andalouse, « The Doctor » leur a tout fait. La pôle samedi, la victoire dimanche. Devant de bout en bout, il a prouvé que cette année encore, il fallait compter sur lui. Sur leurs terres, Lorenzo (2e) et Marquez (3e) n’ont rien pu faire pour empêcher le 113e succès de Rossi en Grand Prix.

A 37 ans, l’ancien n’est pas mort. Les deux Espagnols ne pourront pas le nier. Evidemment, il n’est plus dans la fleur de l’âge. Mais cette victoire pleine de maîtrise vient murmurer à l’oreille de ses rivaux que la lutte pour le titre se fera sûrement avec lui. A l’issue de la course, Rossi déclarait :

« On peut piloter une MotoGP au moins jusqu’à quarante ans, ce n’est qu’une question de motivation ». La motivation, le « Docteur » en a à revendre. Cette année plus que jamais.

 Le couteau entre les dents

On l’avait quitté la saison dernière passablement remonté contre Marc Marquez. La raison ? Un accrochage entre les deux pilotes lors de l’avant-dernier GP de la saison à Sepang (Malaisie). Suite à la chute de Marquez, la direction de course avait rétrogradé l’Italien en dernière position sur la ligne pour l’ultime course à Valence. De quoi hypothéquer définitivement ses chances de dixième titre mondial (toutes cylindrées confondues). Le dernier remontant à 2009, on comprend l’appétit du numéro 46. C’est donc revanchard qu’il a attaqué cette saison 2016 avec la farouche volonté de faire tomber Lorenzo avant son départ pour Ducati la saison prochaine.

Vingt ans après ses débuts en 125 cm3, Rossi jouit toujours de la même popularité. Sa notoriété et son aura ne sont plus à prouver. Même en Espagne, la foule se levait devant les passages en leader de l’Italien. Et la tendance ne devrait pas s’inverse au Mans, le 8 mai prochain.

 Vivien Seiller