Moscou brûle-t-il ?

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Après 27 journées de championnat en Russie, soit les trois quarts de l’exercice, certains verdicts tombent. Les clubs moscovites se partagent les miettes d’un championnat devenu « provincial». Cette saison cinq clubs moscovites disputent la 1ere division : Le Spartak, le CSKA, le Lokomotiv, le Dinamo et le Saturn. Tout cinq décrochés au classement et déjà loin du siège de champion promis au Zenith Saint- Petersbourg. Un titre de champion qui échappe aux club de la capitale depuis quatre ans.

Autrefois, les plus grosses écuries d’Europe perdaient des points au cours de périlleux déplacements à Moscou ( ndlr : défaite du Real Madrid et d’Arsenal au Spartak Moscou en 2001 ).

Devenus l’ombre d’eux mêmes, les clubs de Moscou se battent aujourd’hui pour obtenir une place en Europa League. Un objectif bien loin de ceux qui étaient les leurs il n’y a pas moins de cinq ans. La faute du Zénith Saint Petersbourg, devenu depuis quatre ans le vivier du football Russe. Le dernier sacre moscovite remonte à 2006 alors qu’ils avaient remporté les 14 titres précédents.

L’Angleterre modèle, la France mauvais élève

En Angleterre, les clubs de Londres, en première division sont eux aussi au nombre de cinq. Arsenal et Chelsea joue régulièrement le titre. Tottenham et Fulham,le rôle de trouble fête.

West Ham de son côté est le seul club jouant le maintien. Il est vrai que le modèle anglais est à part. La considération et l’intérêt que suscite le football n’est pas le même. Les moyens non plus…

En France, le problème est tout autre. Le Paris Saint Germain, stagne depuis plusieurs saisons dans le ventre mou du classement sans vraiment faire valoir son statut. Le Paris FC, s’est installé à long terme en National alors que le Matra Racing a été dissout…

En Allemagne, la saison 2010-2011 est marquée par l’absence de tout club Berlinois. Pour cause,la saison dernière, le Hertha Berlin avait fini bon dernier de la Bundesliga avant de rejoindre l’Union de Berlin déjà à l’étage inférieur depuis six saisons.

Raisons et alternatives

Les raisons des carences des clubs moscovites sont simples. Un manque de moyens flagrant et une formation délaissée. Seul le Dinamo Moscou est capable de recruter sans compter. L’Ukrainien Andrei Voronin et l’Allemand Kevin Kurany, tout deux arrivés cet été en sont l’illustration.

Le CSKA pour sa part, vainqueur de la coupe de l’UEFA en 2005, ne joue plus les premiers rôles sur le marché des transferts. Le club ne consacre plus autant de dépenses pour des joueurs étrangers, Wagner Love et Jo par exemple sont les derniers gros transferts en date. Le centre de formation est désormais mis en avant.

Une formation bonifiée du côté du Spartak Moscou où 24 joueurs de moins de 23 ans intègrent l’effectif cette saison. Un bon moyen de ne pas dépenser d’argent, de faire de la plus value mais aussi de prendre soin de son équipe nationale absente du dernier mondial en Afrique du Sud.

Comment Moscou peut-il retrouver son rang ? Une solution est possible, mais difficile à mettre en place : la fusion. Les clubs moscovites, de ce fait mettraient en commun leurs forces et leurs budgets. Pour ne faire au final que deux gros clubs.

Fin de saison différentes pour chacun : le CSKA tentera de venir bousculer le Zénith dans les cinq dernières journées. Le Spartak aura à cœur de bien figurer en Ligue des Champions pour compenser sa décevante 4e place au championnat. De leur côté le Dinamo et le Lokomotiv n’ont plus rien à jouer et sont quasiment assurés de finir dans le ventre mou du classement. Situation plus délicate pour le jeune club du Saturn qui devra lutter jusqu’au bout pour conserver sa place en première division.

Florent Feraud