Mon département va craquer

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Les violences éclatent dans les Alpes-Maritimes. Pourtant, la délinquance n’a pas cessé de baisser. Vols à l’arraché, coups, rackets, cambriolages… Sur le tableau de la délinquance, les Alpes-Maritimes se trouvent en 91e position sur les 95 départements de métropole. Le bilan de l’année 2010, publié par l’Observatoire national de la délinquance (OND), révèle que la violence n’avait pas été aussi forte depuis ces cinq dernières années dans le département. En l’espace d’un an, elle aurait augmenté de 3,1?%. Mais la délinquance aurait, quant à elle, diminué de 5,85 %.

Les Azuréens de plus en plus violents?

Les violences “crapuleuses” en général ont augmenté de 10,5?% en un an. Les coups et blessures volontaires, ont connu une hausse de 6,4?% dans les Alpes-Maritimes. Pourtant, la moyenne française constate une baisse de 0,3?%.

Enfin, une petite lueur de soleil s’affiche sur ce tableau bien noir: les violences sexuelles ont considérablement diminué dans le département, comme sur le plan national.

La délinquance en baisse

La délinquance fait beaucoup parler d’elle ces dernières années. Les vols en tous genres et les dégradations ont régressé de 44 % dans les Alpes-Maritimes au cours de cette dernière décennie. Mais faut-il encore croire en ces statistiques… La polémique persiste concernant le pilotage quantitatif de la politique sécuritaire.

Des chiffres noirs

«Les chiffres publiés ne reflètent pas vraiment la réalité de l’évolution de la délinquance», raconte Christophe Soullez, directeur de l’OND. Une enquête commune de l’INSEE et de l’OND met en évidence qu’un grand nombre de délits ne feraient l’objet d’aucun dépôt de plainte. On parle alors de « chiffre noir » de la sécurité. Deux tiers des vols ne seraient pas recensés et seule une agression sur quatre ferait l’objet d’un dépôt de plainte.

Marine ROSSETTO