Lysiane Tréguier : « Pour une femme être dans un univers masculin apporte beaucoup »

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Lysiane Tréguier, etudiante à l' EDJ, option sport.

 

Lysiane Tréguier, 20 ans, étudiante à l’Ecole Du Journalisme Nouvelles à Nice, est passionnée de sport. Déterminée à en faire son métier, elle a intégré cette année la classe option sport. Un monde qui fait appel à de plus en plus de femmes et cette jeune varoise l’a bien compris.

Comment ta passion pour le sport est-elle née ?

Tout a commencé à l’âge de 6 ans. Je passais de longues après-midi devant le tour de France. C’était le seul moyen pour rester tranquille. J’étais une vraie pile électrique et la télé me canalisait ! Finalement, j’aimais suivre la progression des cyclistes étape par étape. Vers 13 ans, je me suis complètement plongée dans le foot puis dans le rugby et de fil en aiguille j’ai trouvé ma vraie passion dans les sports d’hiver et notamment le curling. J’ai adoré l’esprit décalé de ce sport et en m’y intéressant je me suis rendu compte que c’est à la fois de la stratégie, de la force et de la maîtrise de soi : le gros coup de cœur !

As-tu tout de suite voulu devenir journaliste de sport ?

Pas vraiment. J’ai d’abord choisi le journalisme parce que j’aime beaucoup écrire. Ce n’est qu’en deuxième année que j’ai voulu mêler écriture et sport. Je me suis donc spécialisée dans la section sport en troisième année.  Aujourd’hui mon envie de faire de la radio prend le dessus sur la presse écrite. C’est mon professeur, Thierry Apparu qui m’a donné le virus de la radio. Il m’a fait des compliments sur ma voix et a insisté sur le fait que les femmes journalistes de sport sont encore trop rares. De plus, je me suis rendu compte que j’étais vraiment plus à l’aise derrière un micro. Depuis j’ai fait mes deux stages en radio et j’adore ça !

Est-ce dur d’être dans un univers masculin ?

Pour une femme être dans un univers masculin apporte beaucoup. Çela aide à s’affirmer, savoir ne pas se laisser marcher sur le pied. Il est vrai que se n’est pas simple de se faire sa place, mais il faut savoir s’imposer et leur montrer que l’on est tout aussi capables de connaître un sport sur le bout des doigts et d’avoir un avis tranché. C’est un travail de tous les jours mais bizarrement on est bichonné !

Que penses tu de la place des femmes  journalistes dans le sport ?

Je pense que c’est important de voir de plus en plus de femmes. Cela permettrait d’enlever le côté macho voire misogyne du sport. De plus on apporte une certaine sensibilité dans ce monde de brutes ! Et surtout on peut amener les femmes vers le sport féminin ou non, en tout cas intéresser un public plus féminin.

Qu’elle son tes références féminines ?

J’ai plus de références masculines que féminines hélas, parce que ça fait peu de temps que les femmes sont arrivées dans les rédactions de sport. Mais pour en citer une je dirais sans aucun doute Jézabel Lemonier journaliste sportif sur D8 !

Fiona Garfagnini