L’Open de Nice, un tournoi «green»

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L’Open de Nice est désormais labellisé «ATP Green Week». Le tournoi se veut éco-citoyen et vise à réduire l’impact carbone. Une première sur le circuit mondial. 

Depuis quatre ans, les Niçois peuvent profiter de l’Open de Nice. Un tournoi de tennis à dimension internationale sur la terre-battue du club du Parc Impérial qui accueille de prestigieux joueurs à l’instar de Gaël Monfils, Gilles Simon, Nicolas Almagro ou encore Lleyton Hewitt et qui a rassemblé plus de 22.000 personnes sur toute la semaine. Mais ce que l’on sait moins, c’est que l’Open de Nice est devenu l’évènement de référence sur le plan écologique intégrant des objectifs environnementaux et sociaux. L’ATP a même nommé le tournoi «ATP Green Week» preuve de la démarche éco-citoyenne visant à réduire l’impact carbone : il y a quelques jours – lors de la conférence de presse du tournoi – les organisateurs avait même déclaré que l’évènement serait le premier grand rendez-vous sportif à compenser son impact carbone.

Pour cela, le tournoi a mis en place de nombreuses actions. Parmi elles, la suppression de groupes électrogènes, la limitation des déplacements en voiture et l’utilisation d’Auto Bleues et scooters électriques, le choix de fournisseurs locaux limitant les trajets, le tri et recyclage et la réutilisation de certains matériaux de construction. Énergie, déplacements, matériaux, restauration, fret, déchets, l’évènement se veut complet sur la question environnementale.

L’équivalent des émissions annuelles de 21 français

Ce type de stratégie est devenu courant pour de nombreuses organisations sportives notamment dans le championnat de basket américain NBA. Mais, «ATP Green Week» en France, c’est une première. En association avec les collectivités locales, l’Open de Nice développe un nouveau type de modèle économique basé sur la relation avec les acteurs locaux. Aujourd’hui, l’organisation se base sur l’empreinte carbone de 2010 et agit en conséquence d’année en année pour faire reculer les émissions de CO2. Associé à des groupes tels que EDF ou Veolia, l’Open a récemment développé deux dispositifs: une «démarche bas carbone» qui estime les émissions globales à effet de serre induites par l’activité du tournoi et une série d’actions sociales et de sensibilisations sociétales dédiées aux jeunes écoliers et collégiens. À la fin de l’édition, l’Open de Nice pourra évaluer sa performance environnementale pour diminuer d’édition en édition ses émissions de gaz à effet de serre. L’année dernière, le rendez-vous avait laissé une empreinte carbone de 256 tonnes. L’équivalent des émissions annuelles de 21 français. Cette année, l’Open de Nice aura la tâche de faire mieux.

Jean-Alexis Gallien-Lamarche