Limoges, terre de basket

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Beaublanc, 10 août 2013. En pleine préparation, Jean-Marc Dupraz et ses joueurs n’imaginaient pas un tel début de saison.

Le CSP Limoges, c’est un passé, une histoire. Un début de saison tonitruant le fait revenir aujourd’hui sur le devant de la scène. Dans une ville qui vit au rythme de son club de cœur, le basket dépasse allégrement le cadre du sport.

Beaublanc, 10 août 2013. En pleine préparation, Jean-Marc Dupraz et ses joueurs n’imaginaient pas un tel début de saison.

Si le Cercle Saint Pierre doit sa réputation à son palmarès exceptionnel, il n’a pas attendu d’accrocher ses fanions dans son antre de Beaublanc, inaugurée en 1981, pour être soutenu par tout un peuple. Cette modeste ville de 150 000 habitants s’installait même sur le toit de l’Europe un soir d’avril 1993. Il n’en fallait pas plus pour que le grand public découvre l’atmosphère si particulière qui règne en Haute-Vienne lorsque l’on prononce ces trois lettres : CSP.

« Voir un match à Beaublanc, un devoir »

Avec le taux de remplissage le plus élevé de France la saison dernière (95%) et la meilleure affluence (plus de 5000 spectateurs de moyenne), la ferveur est sans limite. Ce soutien, il s’étend bien au-delà des travées de la salle mythique. Tout le monde s’intéresse de près ou de loin au CSP. Il est le reflet de la capitale limousine, son porte-drapeau. Thomas, membre du groupe de supporters des Ultras Green salue ce soutien venu de toute une ville. « Beaucoup de boutiques affichent avec fierté les couleurs de notre club. Quand tu es de Limoges, tu es obligé de suivre un minimum. Le CSP est partout. Il fait souvent la une de notre journal régional », remarque-t-il.  

Elodie est étudiante à l’Université de Limoges. Elle n’a connu qu’une fois l’ambiance de Beaublanc. Pourtant, le club est présent au quotidien. « C’est la fierté de la ville. Les étudiants étrangers demandent à en savoir plus sur le club. Personnellement, j’y suis allée pour la première fois il y a quelques mois. Je me sentais gênée de ne pas avoir vu un match plus tôt. C’était presque un devoir », explique-t-elle.

Tous les acteurs de la ville sont conscients de l’engouement généré par le CSP et font tout pour le préserver. Les différentes actions marketing menées au cours de l’année le prouvent.

Le rôle crucial des supporters

Euphorie, joie, frustration, colère. Les supporters de Limoges sont passés par tous les états au cours de ces dernières années. Un seul sentiment a toujours existé : la fierté.

Julien Beauzetier, abonné depuis plusieurs saisons, voit le CSP comme une « deuxième famille. Il fait partie de la culture de la ville. Certains sont abonnés depuis plus de trente ans. C’est un public de connaisseurs, et c’est grâce à ce soutien que le club est resté vivant après les soucis financiers. » De 2000 à 2010, Limoges a en effet connu l’enfer, végétant en Nationale 1 et en Pro B après les relégations administratives et un dépôt de bilan.

Aujourd’hui, les habitués savourent. Alexandre Balland, arbitre de basket et ancienne mascotte du CSP Limoges, souligne la couverture médiatique dont bénéficie le club. « Pas moins de 7 matches sur 8 ont été télévisés cette saison. Cela offre une belle promotion à la ville de Limoges. C’est un club à part. Une sorte de religion comptant des milliers d’adeptes toujours plus nombreux. »

Le CSP avait l’habitude de s’appuyer sur son glorieux passé. Aujourd’hui, il a les moyens d’écrire une nouvelle page de son histoire. Arrivera-t-il à maintenir ce niveau ? Quoiqu’il advienne, le public sera là.

Julien Balidas


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