L’Etablissement Français du Sang en alerte

0
185

La nouvelle campagne de l’Etablissement Français du Sang (EFS), a commencé dans les Alpes-Maritimes. L’occasion de faire don de son sang, dans un département en déficit chronique. À Nice, c’est cent donneurs qu’on recherche chaque semaine.

Il est 9 heures 30, au numéro 45 de la rue Auguste Gal. L’équipe médicale s’agite. De nouvelles machines pour les dons de sang sont arrivées. Les professionnels doivent être formés et jonglent entre les patients. Ce n’est pas ce remue-ménage qui déstabilise Francis Frayssinet, médecin de l’armé à la retraite. Fiche de liaison à la main, le donneur fidèle, arrivé à l’ouverture, attend tranquillement son tour devant la salle de prélèvement. Il respecte les consignes comme à son habitude. Ne pas être à jeun et être bien hydraté. Ce cinquantenaire donne son sang depuis plus de trente ans. Il fait ce rituel trois à quatre fois dans l’année. Les relances de l’organisme qu’il reçoit par mail lui permettent de ne pas oublier ce rendez-vous. Outre ses anciens réflexes de médecin, participer à cette cause est plus qu’un acte symbolique. Ce geste à le pouvoir de sauver une vie. Après trois quarts d’heures d’attente, il est l’heure pour Francis de rejoindre les deux autres donneurs présents dans la grande salle.

Francis Frayssinet

Le tableau des volontaires anonymes affiche quelques lignes. Dix personnes sont venues depuis le début de matinée. Des rendez-vous pris pour la plupart. Pour les autres il a fallu se plier à quelques règles. Avant toute première collecte de sang, les candidats doivent remplir un questionnaire et procéder à un entretien médical. Avoir entre 18 et 60 ans et être en pleine forme.

Patricia Blanquet, Docteur à l’EFS, s’inquiète de la baisse de fréquentation des donneurs dont le département est victime : « Autant de femmes que d’hommes, poussent chaque jour la porte de notre centre. Il faut que les jeunes soient plus sensibles. Certains sont dans la crainte. Leur générosité peut faire toute la différence. Grâce aux dons, chaque année, un million de malades sont soignés ».

Dr Patricia Blanquet en compagnie d’une patiente.

Un infirmier met de l’ordre dans l’espace de restauration près du hall. Après avoir donné son sang, c’est le passage obligé des patients. Vingt minutes de repos sont nécessaires avant de repartir. En 2013, 1 625 735 personnes en France, on fait don de leur sang.

Gladys Voukissa