Les spécialités de la presse spécialisée

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« L’Express », « Le Monde », ou encore  « Le Figaro » comptent parmi les références dans l’univers journalistique de l’information générale. Pourtant, dans une dimension parallèle existent les publications spécialisées. Présents sur tous les formats, ces titres n’ont rien à envier aux premiers tant par leur professionnalisme que par leur contenu rédactionnel.

Peut-être que le nom de « Turbo », « Jeuxvidéo.com », ou encore « Cheval Magazine » vous disent quelque chose. Si c’est le cas, vous faites partie de la vaste majorité de français à consulter la presse spécialisée. La principale qualité de ce type de médias est avant tout sa polyvalence. Elle s’adresse à tous les passionnés quel que soit leur domaine et sur tous les supports (télévision, radio, web…). Mais à cause de cette diversité, la presse spécialisée n’a pas de réelle unité et n’est pas reconnue à sa juste valeur. Pourtant, elle est la première source d’emploi dans le milieu journalistique.

La presse spécialisée en chiffres

Environ 3 personnes sur 4 s’intéressent chaque jour à ce type particulier d’informations. Le succès de ce genre de titre est indéniable. Contrairement à la presse d’information générale, les médias spécialisés sont extrêmement nombreux : plus de 1200 publications regroupées à travers une quinzaine de centres d’intérêts. Malgré ce nombre croissant et conséquent, les lecteurs sont présents pour faire vivre leurs médias. « Télé 7 jours » enregistre par exemple 11 millions de lecteurs, c’est-à-dire plus que toute la presse nationale réunie qui totalise 7,8 millions de lecteurs. 3 domaines représentent un quart des ventes de la presse spécialisée : la presse de télévision et de spectacle, la presse féminine, et la presse sportive. Les autres publications ont un succès moindre mais relatif : le magazine « Science et vie » compte 3,8 millions de lecteurs, son score est supérieur à « Ouest-France » qui est pourtant la parution d’information générale ayant le plus de lecteurs (environ 1 million).

Une passion, mais surtout un métier

Si la plupart des jeunes journalistes choisissent la presse spécialisée c’est avant tout par passion : la passion personnelle bien sûr, mais aussi la passion du journalisme. « C’est la condition unique pour tous ceux qui souhaitent intégrer une rédaction spécialisée », souligne Jonathan Vaucher, rédacteur en chef du site Gametrip, site dédié à l’actualité des jeux vidéo. « Ce qui intéresse les rédaction c’est avant tout le professionnalisme et l’efficacité du journaliste. Traiter un type d’actualité en particulier nécessite d’être extrêmement pointue dans son traitement de l’information. Les médias spécialisés ne sont pas des clubs où les adhérents papotent, au contraire : il y a beaucoup de travail ».

 

Christophe Öttl